Journal alimentaire

Pour bien me préparer à mon rendez-vous avec la nutritionniste, elle m’a recommandé de tenir un journal alimentaire. Je dois donc noter tout ce que je mange ainsi que les symptômes que manger peut provoquer.

Au début, je notais tout ça dans un cahier. Mais un week-end j’ai oublié mon cahier au travail. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de chercher une application qui pourrait le faire. J’ai fini par choisir celle-ci. J’aimais le fait qu’elle calcule les possibilités d’intolérance. Mais c’est en anglais.

Je note donc ce que je mange et en quelle quantité. Ainsi que les suppléments que je prends. (digest365, probaclac) Ainsi que les symptômes. (nausées, diarrhée, vomissements…)

Pour savoir quelle quantité manger, je me réfère à l’application de la Monash University . Après recherche, elle me semble être la plus utilisée par les gens qui suivent le régime fodmap. En anglais aussi.

Cette semaine, je me suis aussi mise à la recherche de livres de recette pour m’aider à varier mes repas. J’ai fait plusieurs boutiques de mon coin, mais en français, je ne trouvais rien qui m’inspirait. J’ai déjà celui de SOS Cuisine. Finalement, vendredi je terminais tôt alors je suis allée dans le West Island, au Chapters. J’ai trouvé 6 livres sur le sujet. Je me suis donc installée au café et je les ai feuilleté. J’en ai choisi un en anglais.

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Hier, j’ai fait une recette de poulet teriyaki tirée de ce livre. Les recettes sont simples. Ma belle-fille de 11 ans m’a aidé à la préparer. Il y a aussi une recette de sauce bbq, de mayonnaise et de ketchup. C’est ainsi que j’ai appris que pendant la période d’élimination, je dois éviter la mayonnaise du commerce ainsi que le ketchup.

Je trouve encore le régime restrictif, mais je me sens mieux. Je n’ai pas eu de vomissements depuis lundi. Mais j’ai des nausées chaque jour, plus ou moins forte. Mon pad chauffant est utile pour faire passer les maux de ventre et maux de coeur. Mais peu à peu, j’en apprends de plus en plus et je commence à savoir où je m’en vais.

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Rencontres amoureuses et allergies

J’en ai déjà touché un petit mot avant, mais avec la Saint-Valentin qui approche, j’me suis dit que c’était le bon moment pour en parler un peu plus en profondeur.

C’est déjà pas évident de rencontrer l’âme soeur, et sincèrement, quand on a des allergies, ça apporte une barrière de plus. C’est un stress en tant qu’adulte, et c’en est un aussi pour les parents d’enfants allergiques.

Je tiens à préciser ici que je ne suis pas médecin, je ne travaille pas non plus dans le domaine de la santé, mais j’ai lu beaucoup sur le sujet, et avant d’entamer moi-même une relation amoureuse, j’ai appelé l’aqaa pour démêler le vrai du faux.

En effet, il faut bien connaître ses allergies ainsi que les risques et savoir les expliquer à son amoureux quand on commence une nouvelle relation. L’histoire du « baiser fatal » n’est pas une légende urbaine. La spécialiste de l’association québécoise des allergies alimentaires (aqaa) me l’a confirmé. Un amoureux ayant consommé un allergène peut provoquer une réaction allant jusqu’au choc anaphylactique en embrassant son partenaire. Pour protéger l’être aimé, la personne doit donc se brosser les dents et attendre 4 heures avant d’embrasser l’autre personne. Manger un repas sans allergène entre les deux ajoutent une mesure de sécurité de plus.

Pouvez-vous imaginer ceci, devoir vérifier ce que l’autre a mangé avant de s’embrasser? Lorsqu’on vit à deux, devoir s’assurer chaque jour que l’autre n’a rien mangé de dangereux ou a pris les mesures nécessaires pour vous protéger. Plutôt simple quand on a une seule allergie, mais ça devient lourd quand l’un est multi-allergique. Ou encore, la personne doit retirer de son alimentation les aliments à risques. Au début de la relation, ça demande beaucoup de confiance en l’autre, mais aussi, on se sent mal de lui faire vivre nos restrictions.

Je m’explique. C’est déjà frustrant pour nous, allergiques, de devoir se priver et éviter certains endroits, mais on se sent mal de devoir l’imposer à notre entourage. On a beau savoir que c’est pour notre santé, et que nos amis nous en veulent pas, on est conscient que ça complique les choses. Mais quand c’est notre amoureux, avec qui on passe de plus en plus de temps… ou encore avec qui on emménage, on a toujours un petit malaise de devoir lui imposer les complications de notre vie.

Pour ce qui est des ados, j’ai aussi lu sur le sujet au cours de mes recherches. À l’aqaa, j’ai appris que pour les parents, c’est l’inquiétude de laisser son enfant prendre en charge son allergie. Enfant, le parent est toujours là pour surveiller. Mais à l’adolescence, le jeune commence à sortir seule. Et éventuellement, vivre ses premières relations amoureuses. Saura-t-il bien expliquer son allergie au restaurant, à ses amis et leurs parents? Dans certains cas, il y a une rébellion face à ces privations et j’ai appris que des ados ont décidé de manger des aliments allergènes par défi.

Pour les préparer à tout ça, le mieux est de leur en parler dès leur jeune âge. Sans leur faire peur, mais les laisser savoir que certaines choses sont dangereuses pour eux. Certains parents, en voulant les protéger, vont seulement tout faire pour eux. Si l’enfant grandit en sachant reconnaître les aliments à risque, et en en parlant librement, il y a moins de chance qu’il se rebelle. Quand on a la chance d’avoir des adultes allergiques dans l’entourage, des modèles pour le jeune, on peut les mettre en contact.

En tant qu’éducatrice, j’en profite pour renforcer les bons comportements avec mes minis-allergiques. J’ai un petit garçon dans ma classe qui veut toujours enlever son bracelet, je lui montre le mien et lui dis: « Tu vois, je ne l’enlève jamais, et toi non plus! » Et parfois, je lui demande de m’expliquer ce qui est écrit dessus. Je m’assure qu’il sache l’expliquer dans ses mots.

Au niveau des échanges amoureux, on peut en parler avec eux lorsque vient le moment et les aider à formuler la façon dont ils l’expliqueront à leur amoureux. S’assurer aussi que les amis et leurs parents sachent utiliser l’EpiPen ou l’Allerject. S’ils vont au resto, les encourager à aller dans un endroit connu, ou ils sont déjà allés et où les risques sont au minimum. Et finalement, qu’ils sachent reconnaître les signes d’une réaction allergique. Ça peut sembler fou à dire, mais lors de mon dernier cours de premiers soins, l’animatrice a raconté que sa fille, multi-allergique, faisait un choc et croyait faire une indigestion. Heureusement, son amie a eu le réflexe de l’emmener aux urgences et tout s’est bien terminée!

Mon but avec ce post n’est pas de vous faire peur ni de dire qu’être en couple est impossible quand on a des allergies. Je veux seulement présenter une autre facette de la réalité. Quand on a des allergies, il ne s’agit pas seulement de « ne plus en manger ». La vigilance devient une seconde nature, et on doit l’inculquer à nos petits. Et oui, l’allergie teintera plusieurs sphères de nos vies. Mais oui, c’est possible de retrouver un rythme de vie normale. Et de vivre de belles histoires d’amour aussi! Bonne saint-Valentin!

Le journal alimentaire

On le sait maintenant, les coeliaques sont à risques de développer d’autres intolérances ou allergies alimentaires, ainsi que d’autres maladies auto-immunes. Er ce, surtout au début de la diète sans gluten. La plus fréquente étant l’intolérance au lactose.

Dans les premiers mois après avoir commencé à manger sans gluten, beaucoup ressentiront encore des douleurs, inconforts et troubles gastriques. C’est à ce moment-là que plusieurs, peut-être parce qu’ils en ont assez des visites médicales, commenceront à couper divers aliments en espérant éliminer ces symptômes. Mais ceci est une fausse bonne idée.

La première raison c’est qu’en coupant ainsi un peu partout, ils se mettent à risque de développer des carences en plus de celles déjà causé par la malabsorption dû aux villosités abîmées par le gluten. C’est pourquoi mieux vaut le faire accompagner d’une nutritionniste qui recommander des suppléments ou d’autres moyens d’éviter les carences.

Une autre raison est que certains symptômes peuvent permettre d’identifier plus facilement la source du problème. Une douleur, une coloration ou même une odeur peuvent guider le médecin ou le spécialiste vers la bonne réponse, vous évitant ainsi des mois d’essais/erreurs.

J’ai lu plusieurs témoignages de personnes qui se sont auto-diagnostiqués des intolérances. L’une d’entre elles coupaient un à un certains aliments lorsque ses symptômes ne disparaissaient pas, mais ne réintégraient pas ces aliments ensuite, même sans résultat. Elle se privait donc de plusieurs aliments qu’elle aurait probablement pu manger, ses repas devenait un casse-tête et elle mettait sa santé en danger. Parfois, on croit avoir trouvé la bonne réponse, mais on passe à côté d’autre chose. Ça peut nous sembler évident, mais des tas de choses peuvent faire réagir le système gastro-intestinal. Des colorants, des préservatifs, un agent de remplissage…

Et donc, pour éviter des désagréments et aussi des effets négatifs sur notre santé, mieux vaut faire confirmer nos doutes par des spécialistes. Ils nous guideront ensuite vers la meilleur façon d’éliminer le problème de notre alimentation et d’éviter les carences que cela pourrait causer.

Un bon outil pour aider le médecin est le journal alimentaire. Chaque jour, on note ce que l’on mange, et à quelle heure. On ajoute ensuite les symptômes ressentis, l’heure à laquelle ils se sont manifestés et le cas échéant, la durée. Le médecin pourra ensuite faire les liens, ou nous diriger vers le bon spécialiste pour analyser tout ça, faire les tests au besoin, et ensuite, les ajustements nécessaires.

Au fil de mes lectures, j’ai vu à plusieurs reprises des gens qui éliminaient de nombreux aliments de leur alimentation suite à quelques symptômes, et qui ensuite devait vivre avec ce casse-tête quotidien. Je trouve ça dommage de se priver quand c’est peut-être pas nécessaire, mais surtout, de se mettre à risque de carences pour une allergie/intolérance qui n’existe peut-être pas. Il peut s’agir d’un surplus, d’une mauvaise cuisson, ou même d’un estomac irrité par autre chose. Ne vous mettez pas à risque pour rien, consultez les bonnes personnes et faites attention à vous!

Biscuits de Noël

Ça sent bon chez moi aujourd’hui! Très très bon même, et vu le titre de ce post, vous vous doutez que ça sent les biscuits!

Une de mes amies a pour traditions d’offrir des biscuits faits maison pour Noël, et une de ses amis proches vit avec un coeliaque, et leurs enfants ont d’autres allergies, dont les noix. Elle m’a donc demandé si elle pouvait utiliser ma cuisine pour leur faire des biscuits sans allergène. J’ai trouvé que c’était tellement un beau geste de sa part, et j’ai accepté avec plaisir.

J’ai donc fouillé dans mes livres pour lui trouver des recettes de biscuits sans allergène. Dans le livre  » Allergy-Free Cookbook » , j’ai choisi la recette de sablé au beurre. (Shortbread cookies) Ce livre est génial puisque les recettes sont sans noix, sans gluten, sans produits laitiers et sans oeuf. Chaque recette présente plusieurs variantes pour éliminer ces allergènes. Et il y a des notes en bas de page, comme par exemple, pour la farine de riz, s’assurer qu’elle est sans noix si on doit faire la recette sans noix… etc.

On a aussi fait la recette de biscuits double chocolat du livre « Le bonheur est sans gluten« . J’aime beaucoup ce livre puisque ce sont des ingrédients simples, facile à trouver… J’ai utilisé ce livre à plusieurs reprises.

Voici le résultat!

Voici le résultat!

Quand mon amie est arrivée, je lui avais déjà fait une liste de ce qu’on devait aller acheter. J’y allais avec elle pour être certaine qu’elle achète les bons produits. Pour la farine, nous avons utilisé celle du métro, de la gamme Irrésistible Sans Gluten. Je ne l’avais jamais essayé, mais avais lu plusieurs bons commentaires et j’avais hâte de l’essayer. On a aussi pris une margarine sans lactose, et pour les pépites de chocolats, celles de Enjoy Life. Je les adore, elles sont sans noix, sans gluten et sans produits laitiers. Parfaites pour faire nos biscuits sans allergène!

Ma copine a pu vivre l’expérience de magasiner pour du sans gluten. Chez métro, nous avons trouvé la farine et la margarine, mais avons dû nous rendre chez Provigo pour les pépites de chocolat. Je ne voulais pas qu’elle ait à s’équiper au complet pour cuisiner sans gluten, alors j’ai fourni le cacao, la poudre à pâtes… en échange de quelques biscuits! En plus de tester une nouvelle farine, et de passer l’après-midi en bonne compagnie!

Un bon café à la main, nous avons passé environ 3 heures à cuisiner, pour un résultat de 36 biscuits double-chocolat, et 24 biscuits sablé au beurre. Ceux au chocolat sont très bons, très moelleux, et même s’ils sont friables, ont quand même une texture agréable. Les sablés ont vraiment une texture de sablé et sont un peu trop friables. Ils cassent quand on les croque et tombent. Le goût est bon, mais quand je les referai, je prendrai du beurre non salé. Je pense que ce sera meilleur qu’avec la margarine sans lactose. Malgré tout, je ne serai pas gênée de les servir à des invités.

J’ai bien aimé cuisiné avec la farine Irrésistible. Je suis contente du résultat pour les biscuits. Je vais probablement en acheter un autre paquet pour l’essayer dans d’autres recettes. Pour l’instant, ma favorite reste la Cloud 9 Bakery. (je la prends chez Costco)

Sur une autre note, je continue de suivre les menus contre le reflux de Cuisine Santé et je suis très contente du résultat. J’ai beaucoup moins mal, je digère mieux. J’arrive même à réintégrer doucement les fruits au déjeuner et au dîner. Je suis contente de m’être inscrite. Je découvre de nouvelles recettes et de nouvelles saveurs!

Si vous avez de bonnes recettes pour le temps des fêtes et que vous aimeriez les partager avec nous, envoyez les moi à glutencie@gmail.com et je me ferai un plaisir de les publier sur le blog! 

Menu sans gluten chez Cora

Certains se souviennent peut-être qu’il y a quelques mois, j’avais eu une belle expérience dans un restaurant Cora? D’autres auront entendu parler de leur nouveau menu sans gluten. Si vous allez faire un tour sur leur site, vous y verrez cet avertissement que ce menu n’est pas adéquat pour les personnes coeliaques ou présentant une intolérance sévère. Et cette fois-ci, ce n’est pas seulement pour se « backer ».

Ce midi, j’ai été y faire un tour avec une amie. On a toujours aimé les restos déjeuners et ça me manque depuis que le gluten est bannie de mon alimentation. Comme j’y étais déjà allée sans problème avant qu’ils instaurent leur menu sans gluten, j’y allais avec une certaine confiance.

J’ai choisi la crêpe au jambon-fromage, servie avec des patates et des fèves au lard, luxe rare, n’en ayant pas trouvé sans gluten. (je sais que les « à table » le sont, mais je ne les ai jamais vu!) Le repas était délicieux, j’ai très bien mangé. Je préfère ne pas m’attarder sur le service, mais disons que c’était lent.

En sortant du resto, je me sentais bien. Pas de douleur mais très très soif. Une heure plus tard, j’avais le ventre qui ‘débordait’ par-dessus ma ceinture que j’ai fini par détacher. Je suis allée prendre un bain chaud, et en sortant, j’avais l’air enceinte de 6 mois, un léger mal de tête et des brulements d’estomac. En 4 heures, j’ai bu 2 litres d’eau.

Je suis sincèrement déçue. Bien qu’ils indiquent que le menu ne convient pas aux coeliaques/intolérants, je me demande à quoi il sert. J’ai cru que c’était encore une petite phrase pour se protéger tel que les  » peut contenir… ». Si le menu ne convient pas aux coeliaques et intolérants, c’est donc qu’il a été conçu pour ceux qui n’ont pas besoin de suivre le régime… donc pour suivre la mode. La mode du « je mange sans gluten pour faire comme les vedettes », ou « pour maigrir », ou encore « parce que c’est santé ». Malheureusement, ce ne sont que des illusions. Le régime sans gluten, ce n’est pas un régime minceur, ni une garantie de santé. Au contraire, plusieurs aliments transformés sans gluten sont plein de gras ou de sucre pour améliorer le goût ou la texture. Le RSG, c’est un régime « médicament ». Le seul moyen de contrôler ( et non soigner), la maladie coeliaque.

Et donc, ce qui me déçoit dans tout ça, c’est que pendant un moment, on a l’illusion qu’on pourra peut-être avoir un nouvel endroit où sortir, (la liste est courte), mais finalement, c’est juste un endroit de plus qui encourage la mode du sans gluten, et fait passer les « vrais » sans gluten pour des capricieux et banalise les dangers de la contamination croisée… Sorry Cora, mais on ne se reverra pas.

En visite sans gluten!

Ça y est, je suis enfin en vacances, et ça fait du bien. Malheureusement, mes vacances commencent sur une contamination croisée… Samedi matin, je me suis réveillée en courant pour me rendre à la salle de bain. Le retour de ma vieille amie, la diarrhée. Désolée du mot un peu « cru », mais c’est la réalité quand on est coeliaque…

J’avais un bbq de prévu avec des amis et j’ai cru devoir l’annuler. Pendant l’avant-midi, j’ai dû me rendre à plusieurs reprises à la salle de bain en 3e vitesse. J’ai failli appeler quelqu’un pour qu’il m’amène des imodium. Mais finalement, ça a diminué assez pour que je me rende moi-même à la pharmacie et discute avec la pharmacienne. Sa première réaction a été une rage contre les compagnies qui ne sont pas tenues d’indiquer la présence de gluten dans un médicament s’il n’est pas un des ingrédients. Donc la contamination croisée n’est pas indiquée, ce qui complique la chose. Elle m’a donc donné son opinion sincère: » achète cette « patente-là (ses mots exacts!), appelle la compagnie, si y’a un problème, viens me voir, je te l’échange! » Elle m’a aussi dit de boire beaucoup de Gatorade.

De retour chez moi, je fais plusieurs recherches pour finalement découvrir que l’Imodium Advanced est le seul qui peut contenir des traces de gluten. Retour à la pharmacie pour faire un échange. Aussitôt qu’elle m’a vu, la pharmacienne est venue vers moi en me demandant si j’allais bien. Je lui ai expliqué et elle a fait l’échange. J’ai donc pu aller à mon bbq!

Vers 3h, je suis partie, armée de mon Gatorade, et portant un sac rempli de nourriture pour aller à mon premier bbq sans gluten. Pour pouvoir manger avec eux, j’avais préparé ma viande en papillote. Le papier d’aluminium servant à protéger ma nourriture du gluten de celle des autres. J’avais donc fait un filet de porc badigeonné de moutarde de dijon et sauce soya, arrosé d’un peu d’huile d’olive pour pas que ça colle, mis un mélange de fines herbes sur le dessus, de l’ail, et quelques légumes. (20 minutes en tournant souvent!). J’avais aussi amené mes collations. (chips, carottes, yogourt…)

Dès mon arrivée, j’ai lavé mes mains. Puis, on a grignotté en discutant sur le patio. Plus tard, baignade. Puis le mari de mon amie a cuisiné la viande. Je lui ai demandé de laisser ma viande dans le papier d’aluminium. Il doutait un peu du résultat, surtout qu’il ne pouvait pas voir la cuisson, mais l’a fait.

Puis, relavage de main. Une fois la viande prête, j’ai déballé et fait tomber ma viande dans mon assiette pour ne pas qu’elle touche au reste. Mon amie avait fait cuire du riz, dans lequel elle a mis du beurre venant d’un pot neuf pour ne pas qu’il y ait de miettes dedans, et du sel, et poivre en grain. J’ai donc pu manger leur riz. Mon repas était super bon, et j’ai eu beaucoup de plaisir.

Plus tard, ils ont mangé des guimauves sur le feu. Mais je n’ai pas pu les manger. La prochaine fois, j’amènerai les miennes. Ma soirée fut très agréable. Avec un peu de préparation d’avance, j’ai pu manger un repas sur le bbq, sécuritaire, et passer une belle soirée avec des amis.

Le lendemain, j’avais une épluchette de blé d’inde chez ma marraine. Une autre première. Je n’ai pas été manger dans ma famille (sauf mes parents!) depuis que je suis diagnostiquée coeliaque. J’ai eu des occasions, mais je ne me sentais pas prête. Hier, je l’étais, et même heureuse d’y aller. J’avais déjà prévue de manger le reste de mon filet de porc. Et j’attendais de voir comment serait préparé le maïs pour voir si j’en prenais ou pas.

Le matin même, j’ai décidé de préparer un brownie (le mélange de Glutino) pour avoir un dessert, et en même temps, le partager et faire découvrir aux braves goûteurs que sans gluten n’est pas toujours sans plaisir. Ça se prépare rapidement, et c’est bon! Comme glaçage, je fais fondre des pépites de chocolats Enjoy Life sur le dessus.

Une fois de plus, je suis partie avec un grand sac pour amener tout ça, mais ça valait la peine de savoir que je pourrais manger sans crainte et qu’en plus, j’avais quelque chose à partager! Une fois sur place, j’ai rangé tout ça à part des autres pour éviter un contact quelconque. J’avais mis des fridge pack dans mon sac pour ne pas avoir à utiliser le frigidaire commun. Pour le dessert, ma mère a eu l’idée de le cacher dans leur glacière vide.

Je ne vous cache pas que ça a été un peu difficile de voir tout le monde grignotter des oeufs farcis, des trempettes etc, mais je pensais à mon dessert et je savais que j’avais quelque chose de bon qui s’en venait. Comme tout le monde participait à l’épluchage, je n’ai pas osé envoyer tout le monde laver leur main alors je n’en ai pas mangé. J’ai pensé à en rincer un, mais vu la contamination de la veille, je me sentais plus fragile et me suis dit que ce serait risqué. J’aurais aussi pu m’en faire un ou deux au micro-onde, mais encore là, il y avait la problématique du beurre commun. Alors j’ai seulement mangé mon lunch assis un peu à l’écart.

J’ai eu droit à quelques questions, mais rien de déplacé, et surtout, c’était des questions par souci de savoir ce qui m’arrive et sans aucun jugement. Plus tard, quand tout le monde mangeait du dessert, j’ai été sortir le mien et ai été voir tout le monde pour leur en offrir. Ils ont tous acceptés d’y goûter et je les servais moi-même pour que mon plat ne soit pas contaminé. Je n’ai pas voulu le mettre sur la table des desserts. Ils l’ont tous trouvé bon, et étaient même surpris de ne pas voir de différence. Mission accomplie. Ensuite j’ai mangé mon morceau et ai rangé le reste dans la glacière.

Quand ma marraine a servi le café, j’ai vérifié que sa machine n’avait jamais fait autre chose que des cafés pures. Les cafés aromatisés peuvent contenir du gluten et/ ou des allergènes comme des noix. Elle n’en fait jamais alors j’en ai pris. Comme son sucrier se trouvait sur la table des desserts près de muffins aux amandes, j’ai été lui demander si elle avait du sucre ailleur. Elle n’utilise jamais une cuillère ayant servi à autre chose avec, je pouvais en prendre. Elle m’a aussi sorti une cuillère propre.

Bref, tout le monde a bien réagi. J’avoue que j’avais quelques craintes, les gens pensant souvent qu’il s’agit d’une mode, ou qu’on exagère avec des détails. Mais ma famille a bien compris, et m’ont fait un bel accueil. J’ai bien profité de ma journée!

Et vous, comment ça s’est passé dans votre famille élargie après votre diagnostic?

Craquelins Breton

Le temps des fêtes est arrivé, et avec lui, son lot de soupers. Dans ma famille, on aime bien grignoter en début de soirée et généralement, on mange le repas plus tard. Ça donne le temps d’accueillir tout le monde, dont les inévitables retardataires. Sur la table de bouchées se trouvent bien souvent des petits canapés, et cette année, vous pourrez les faire avec les délicieux biscuits Breton sans gluten!

J’ai eu l’occasion de les goûter dernièrement, la saveur Herbes et Ail. Ils sont vraiment bons. Le goût d’herbe est assez prononcé alors que celui d’ail l’est beaucoup moins. Pour l’instant, je les ai mangé nature, en collation, et je les ai aimé. Mais ils seraient sûrement aussi bons avec un fromage à la crème ou un pâté… sans gluten évidemment. (il me faut encore le trouver!)

La texture est assez différente de ceux avec gluten. On dirait qu’il y a plus d’air dedans. Ils sont évidemment très friables. Ils se cassent dans le sac. Mais c’est normal avec le sans gluten et ce n’est pas ce qui va m’empêcher de les acheter. Mes parents les ont goûté, au niveau du goût, ils les ont trouvé aussi bons que ceux avec gluten, mais ils ont bien vu la différence de texture. Mais ils n’ont pas trouvé que ça les rendait mauvais, seulement différents.

Il y a aussi une autre saveur, original avec graines de lin, que j’ai, mais que je n’ai pas encore goûté.

Ces craquelins sont certifiés sans noix et sans arachides. Au niveau des allergènes, ils contiennent du soya, du lait et des graines de sésame.

Je vous conseille de les essayer. L’an dernier, à Noël, j’avais amené mes petits craquelins sans gluten pour manger avec les fromages. Mais ils n’étaient vraiment pas bons et finalement, on avait passé plus de temps à en rire qu’à les manger. Cette année, j’aurai des craquelins aussi bons que le reste de la famille!