Journal alimentaire

Pour bien me préparer à mon rendez-vous avec la nutritionniste, elle m’a recommandé de tenir un journal alimentaire. Je dois donc noter tout ce que je mange ainsi que les symptômes que manger peut provoquer.

Au début, je notais tout ça dans un cahier. Mais un week-end j’ai oublié mon cahier au travail. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de chercher une application qui pourrait le faire. J’ai fini par choisir celle-ci. J’aimais le fait qu’elle calcule les possibilités d’intolérance. Mais c’est en anglais.

Je note donc ce que je mange et en quelle quantité. Ainsi que les suppléments que je prends. (digest365, probaclac) Ainsi que les symptômes. (nausées, diarrhée, vomissements…)

Pour savoir quelle quantité manger, je me réfère à l’application de la Monash University . Après recherche, elle me semble être la plus utilisée par les gens qui suivent le régime fodmap. En anglais aussi.

Cette semaine, je me suis aussi mise à la recherche de livres de recette pour m’aider à varier mes repas. J’ai fait plusieurs boutiques de mon coin, mais en français, je ne trouvais rien qui m’inspirait. J’ai déjà celui de SOS Cuisine. Finalement, vendredi je terminais tôt alors je suis allée dans le West Island, au Chapters. J’ai trouvé 6 livres sur le sujet. Je me suis donc installée au café et je les ai feuilleté. J’en ai choisi un en anglais.

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Hier, j’ai fait une recette de poulet teriyaki tirée de ce livre. Les recettes sont simples. Ma belle-fille de 11 ans m’a aidé à la préparer. Il y a aussi une recette de sauce bbq, de mayonnaise et de ketchup. C’est ainsi que j’ai appris que pendant la période d’élimination, je dois éviter la mayonnaise du commerce ainsi que le ketchup.

Je trouve encore le régime restrictif, mais je me sens mieux. Je n’ai pas eu de vomissements depuis lundi. Mais j’ai des nausées chaque jour, plus ou moins forte. Mon pad chauffant est utile pour faire passer les maux de ventre et maux de coeur. Mais peu à peu, j’en apprends de plus en plus et je commence à savoir où je m’en vais.

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Le journal alimentaire

On le sait maintenant, les coeliaques sont à risques de développer d’autres intolérances ou allergies alimentaires, ainsi que d’autres maladies auto-immunes. Er ce, surtout au début de la diète sans gluten. La plus fréquente étant l’intolérance au lactose.

Dans les premiers mois après avoir commencé à manger sans gluten, beaucoup ressentiront encore des douleurs, inconforts et troubles gastriques. C’est à ce moment-là que plusieurs, peut-être parce qu’ils en ont assez des visites médicales, commenceront à couper divers aliments en espérant éliminer ces symptômes. Mais ceci est une fausse bonne idée.

La première raison c’est qu’en coupant ainsi un peu partout, ils se mettent à risque de développer des carences en plus de celles déjà causé par la malabsorption dû aux villosités abîmées par le gluten. C’est pourquoi mieux vaut le faire accompagner d’une nutritionniste qui recommander des suppléments ou d’autres moyens d’éviter les carences.

Une autre raison est que certains symptômes peuvent permettre d’identifier plus facilement la source du problème. Une douleur, une coloration ou même une odeur peuvent guider le médecin ou le spécialiste vers la bonne réponse, vous évitant ainsi des mois d’essais/erreurs.

J’ai lu plusieurs témoignages de personnes qui se sont auto-diagnostiqués des intolérances. L’une d’entre elles coupaient un à un certains aliments lorsque ses symptômes ne disparaissaient pas, mais ne réintégraient pas ces aliments ensuite, même sans résultat. Elle se privait donc de plusieurs aliments qu’elle aurait probablement pu manger, ses repas devenait un casse-tête et elle mettait sa santé en danger. Parfois, on croit avoir trouvé la bonne réponse, mais on passe à côté d’autre chose. Ça peut nous sembler évident, mais des tas de choses peuvent faire réagir le système gastro-intestinal. Des colorants, des préservatifs, un agent de remplissage…

Et donc, pour éviter des désagréments et aussi des effets négatifs sur notre santé, mieux vaut faire confirmer nos doutes par des spécialistes. Ils nous guideront ensuite vers la meilleur façon d’éliminer le problème de notre alimentation et d’éviter les carences que cela pourrait causer.

Un bon outil pour aider le médecin est le journal alimentaire. Chaque jour, on note ce que l’on mange, et à quelle heure. On ajoute ensuite les symptômes ressentis, l’heure à laquelle ils se sont manifestés et le cas échéant, la durée. Le médecin pourra ensuite faire les liens, ou nous diriger vers le bon spécialiste pour analyser tout ça, faire les tests au besoin, et ensuite, les ajustements nécessaires.

Au fil de mes lectures, j’ai vu à plusieurs reprises des gens qui éliminaient de nombreux aliments de leur alimentation suite à quelques symptômes, et qui ensuite devait vivre avec ce casse-tête quotidien. Je trouve ça dommage de se priver quand c’est peut-être pas nécessaire, mais surtout, de se mettre à risque de carences pour une allergie/intolérance qui n’existe peut-être pas. Il peut s’agir d’un surplus, d’une mauvaise cuisson, ou même d’un estomac irrité par autre chose. Ne vous mettez pas à risque pour rien, consultez les bonnes personnes et faites attention à vous!