Gastroscopie et biopsie: mon rapport!

Voilà, c’est fait. Et pour une fois, je peux dire que tout s’est bien déroulé. Comme convenu, je vous raconte.

Mardi matin, je me suis levée, et je devais être à jeun. J’ai donc évité de boire et de manger. Mon rendez-vous était à 10h45, au CLSC de ma région. La secrétaire m’avait demandé d’arriver 30 minutes d’avance, donc 10h15. Je suis arrivée vers 10h, et on m’a dirigé à l’accueil. J’ai signé les consentements et renouvelé ma carte d’hôpital. Ensuite, je suis passée dans une seconde salle d’attente.

On m’avait remis mon dossier à mettre dans un pigeonnier que je n’ai pas trouvé du premier coup. En le cherchant, je suis entrée dans la salle de réveil par erreur. Voir les lits et les machines m’a un peu troublé sur le moment, mais tout le monde avait l’air en forme et ça m’a finalement rassurée.

Je me suis assise avec ma mère dans la salle d’attente. Ma mère devait m’accompagner parce que mon gastro-entérologue fait les gastroscopies sous sédatif et c’est interdit de conduire pour les 24 heures suivante. Environ 10 minutes plus tard, on est venu me chercher. L’infirmière nous a expliqué qu’il y avait environ 10 minutes de préparation (prise de tention, installation du soluté…), 20 minutes de test et un 30 minutes pour le réveil. Ma mère pouvait donc quitter et revenir une heure plus tard.

Je suis passée dans la salle de réveil où j’ai enfilé une jaquette et je me suis allongée. Moins de 5 minutes plus tard, une infirmière est venue poser mon soluté. Normalement, c’est l’enfer, mes veines sont invisibles et ça me rendait très nerveuse puisque la semaine d’avant, lors de ma prise de sang pour les anticorps, ils ont dû la faire sur ma main, mais finalement, elle a réussi du premier coup. Ensuite une deuxième infirmière est venue m’expliquer la procédure. On allait geler ma gorge, injecter le calmant dans mon soluté puis je devrais avaler la caméra et ensuite, relaxer le temps que le médecin se rende aux intestins et prenne ses échantillons.

Peu après, j’ai été transféré dans la salle où la gastroscopie se ferait. Mon médecin est venu me voir, prendre de mes nouvelles, il m’a questionné sur mon challenge et m’a examiné un peu. Il était surpris de voir comment j’avais gonflé beaucoup mais surtout de la prise de poids durant le challenge. J’ai pris environ 30 livres. Puis il m’a gelé la gorge. Déjà, juste en introduisant le bâton dans ma gorge pour permettre au spray de se rendre, mon gag reflex était fort. Ils ont alors décidé de me donner un peu plus de calmant. Pendant que ma gorge gelait, j’avais l’impression qu’elle serrait. C’est normal. C’est le moment le plus difficile selon moi. Je dois combattre la panique. Mais l’infirmière était vraiment gentille. Je lui avais dit que c’est ce qui me fait le plus peur, j’ai l’impression de mal respirer, alors elle est restée près de moi.

Puis le médecin lui a demandé d’injecter le calmant. Normalement, j’aurais dû être consciente durant l’intervention, mais aussitôt qu’elle l’a injecté, je me suis « endormie ». Je n’ai eu conscience de rien. J’ai repris conscience alors qu’on retirait la caméra de ma gorge. J’ai demandé si c’était terminé, on m’a dit que oui et je me suis rendormie. Je me suis réveillée dans la salle de réveil quand la machine à pression a gonflé autour de mon bras. Pendant les 30 minutes suivantes, j’ai dormi et je me réveillais seulement quand la machine vérifiait ma pression.

Finalement, quand j’ai été complètement réveillée, l’infirmière est venue me voir. Elle m’a dit que tout allait bien, et que le médecin viendrait me voir pour autoriser mon départ. Quelques minutes plus tard, il est venu me dire que mes échantillons avaient été pris, et qu’il me contacterait vers Noël avec les résultats et de revenir le voir en janvier. Il m’a aussi demandé d’essayer de perdre du poids d’ici là, mais c’était déjà prévu. Il a aussi ajouté que je dois reprendre le régime sans gluten strict en attendant les résultats. C’était aussi mon intention.

Pour le reste de la journée, je me suis sentie fatiguée et la gorge irritée mais rien de très achalant. Depuis, je mange sans gluten et mon ventre a désenflé. Je me sens moins ballonnée aussi et mes selles sont redevenues normales. Ça fait beaucoup de bien. J’ai plus d’énergie aussi. J’attends les résultats avec impatience mais coeliaque ou non, je suis pas mal convaincue d’être intolérante au gluten!

Challenge au gluten: 2 semaines

Me voici rendue au bout de ma seconde semaine de challenge au gluten. Deux semaines sur 12…

Lors de la première semaine, les symptômes n’étaient pas trop pires. Moi qui croyait me retrouver comme avant mon régimes sans gluten, j’étais plutôt soulagée. J’avais le ventre enflée, mais qui désenflait au complet durant la nuit. Je rentrais toujours dans mes vêtements habituels, et j’avais mal au coeur ou au ventre mais de façon tolérable.

La seconde semaine a été plus difficile. Mon ventre ne désenfle plus en entier. Je me sens comme un ballon trop gonflé, ou comme si j’avais trop mangé en permanence. J’ai mal au coeur dès le réveil, des brulements d’estomac, et mon reflux fait un retour en force. Assez pour provoquer des vomissements. J’ai évidemment eu droit aux selles liquides comparables à de la lave…

Autre détail, mon ventre est trop douloureux pour que je puisse me coucher confortablement. Souvent, la seule position possible est sur le dos. Depuis quelques jours, mes vêtements ne me vont plus. Je dois détacher le bouton de mes pantalons pour m’asseoir.

Malgré tout ça, je fonctionne bien en général, par contre, je suis très fatiguée et je m’endors dès que je m’installe sur un fauteuil, peu importe l’heure. Et j’avoue ressentir un certain plaisir à manger des trucs « interdits, et à pouvoir aller au resto sans tracas… J’essaie d’en profiter pendant ces 3 mois, malgré la douleur et les désagréments qui suivent.

Pour me soulager, j’utilise le sac magique, et en cas de reflux, je bois de l’eau très froide. Et en cas de diarrhée, je m’en tiens à l’immodium.

Et vous, avez vous dû faire un challenge au gluten? Comment l’avez-vous vécu?

Challenge au gluten

Après plus de deux ans d’attente, j’ai finalement reçu l’appel que je n’attendais plus. L’hôpital m’a trouvé un gastro-entérologue. J’avais rendez-vous avec celui-ci ce matin.

Aussitôt assise dans son bureau, il a voulu savoir mon parcours. Comme vous le savez, ça a été compliqué. Je parie que ça a été votre cas aussi. On passe d’un médecin à un autre, on essaie des médicaments, et toutes sortes de tests… Il a quand même été très surpris que je m’impose un régime sans gluten strict sans avoir reçu de diagnostic officiel. Je lui ai expliqué que 3 spécialistes m’ont dit de me considérer coeliaque en se basant sur le résultat de ma diète sans gluten. Malgré tout, il trouvait que c’est beaucoup à vivre et donc suggère un challenge au gluten.

Le challenge au gluten, c’est simple. C’est manger un max de gluten sur une période donnée pour ensuite faire la prise de sang (taux d’antitransglutaminase) et une biopsie du duodénum pour vérifier les dommages causés par le gluten. Ce qui confirme (ou pas), la présence de la maladie coeliaque.

Et donc, dans mon cas, il m’a expliqué que sans être coeliaque, je pourrais avoir un autre trouble qui se soigne par la diète sans gluten, mais sans aller jusqu’à éliminer complètement toutes traces de gluten. Et qui me permettrait d’aller en visite sans leur compliquer la vie, ou au resto sans me restreindre à une salade au vinaigre balsamique.

J’ai donc mangé deux repas avec gluten aujourd’hui. J’me suis gâtée avec un McDo. Mais dans les prochains jours, je vais manger avec gluten et plus santé. Surtout qu’en regardant mes prises de sang, il s’est aperçu que j’ai un début d’anémie. Mais qu’il préfère soigner par l’alimentation avant de me prescrire des capsules de fer.

Une journée de gluten et j’ai déjà le ventre enflé, Mon copain, qui m’avait vu la veille, l’a remarqué dès qu’on s’est vu. Et mon père m’a dit que j’avais l’air enceinte. Mon ventre me donne la sensation d’un ballon trop gonflé dans lequel on essaierait de souffler encore plus d’air. Et bien sûr, le tout accompagné de crampes. Clairement, le gluten ne me fait pas. Reste à voir si je produis ou non des anticorps…