Allergie: Faux positif

 

Ayant encore des doutes sur la façon dont mon test d’allergie a été fait, et n’ayant jamais eu de réactions allergiques précises, je suis allée rencontrer un nouvel allergologue pour un second avis. Je m’attendais à apprendre que j’étais allergique seulement aux noisettes et à un niveau plus bas. (Niveau 2 plutôt que le niveau 4) Mais finalement, c’est encore mieux. Je n’ai eu aucune réaction aux noix! Le docteur m’a donc dit que soit j’ai réagi fort puisque j’étais malade au moment du test (RGO sévère, perte de poids, pendant le temps du pollen et en réaction aux moisissures de mon ancien logement), soit le test a tout simplement été mal fait, ou soit ma peau réagit mal aux vaccins. Mais comme j’ai réagi aux pollens, acariens et autres, ce serait surprenant. Donc, pour clarifier le tout, je vais passer des prises de sang qui me donneront l’heure juste.

J’ai vraiment aimé ce nouvel allergologue. Premièrement, ce que j’ai le plus apprécié, c’est le temps qu’il consacre à ses patients. Celui que j’avais eu cet été donnait des rendez-vous de 15 minutes à deux patients à la fois. Celui que j’ai vu ce matin donne 30 minutes par patient. Quand je suis arrivé dans le bureau, il a pris le temps de me poser des questions, et plusieurs mêmes. Certaines dont j’ai pas compris le lien avec la raison de ma visite, mais ça m’a mise en confiance. Ensuite, il m’a examiné. (Yeux, nez, gorge, poumons, oreilles et même le ventre) Il a pris plusieurs notes et m’a même demandé ce que moi je voudrais tester. Il a tenu compte de mon anxiété, de la peur que les allergies et les tests me causaient.

Ensuite, il m’a accompagné dans le bureau de son assistante et lui a expliqué ma situation. Lorsque j’ai été testé en août,  les tests avaient été douloureux, et fait rapidement. Je n’avais pas pu poser toutes mes questions, et ça m’avait dérangé. Lorsque le temps d’attente avait été terminé, l’assistante avait rapidement essuyé les noix du haut vers le bas, et donc les noisettes avaient été mises en contact avec les « piqûres » des 3 autres aliments suivants. Au départ, il n’y avait que les noisettes qui avaient réagi, mais 15 minutes après qu’elle les ait essuyé, il y avait eu d’autres réactions, aux sites suivants. Mon médecin, ma nutritionniste ainsi que plusieurs personnes de mon entourage et moi, on se demande depuis si ces réactions auraient pu être causés par les noisettes ayant contaminés les autres tests. Il m’a tout de suite expliqué que c’était possible et a semblé trouver cette façon de faire un peu étrange mais n’a pas commenté. Il a seulement dit que je faisais bien de revérifier. Il a expliqué mon inquiétude à son assistante qui m’a rassuré aussitôt. On s’est assise pour le test et elle m’a posé quelques questions. Ayant eu mal lors des piqûres la dernière fois, je m’attendais à passer un moment désagréable. Je fus donc très surprise de sa délicatesse. Quand elle a eu terminé, elle ne m’a pas renvoyé aussitôt dans la salle d’attente et m’a laissé le temps de poser des questions.

Normalement, on attend 15 minutes avant de retourner dans le bureau. Comme j’étais nerveuse, et que la dernière fois certaines réactions ont sorti plus tard, (suite au passage des noisettes… 😉 …) elle a décidé de laisser 20 minutes pour qu’on soit certain. Vers la moitié du temps, elle est venue me voir, et m’a dit que pour l’instant, tout semblait être négatif. Après le 15 minutes, elle est revenue, m’a dit que tout était négatif mais ajoutait le 5 minutes pour en être certain. Finalement, 5 minutes plus tard, elle est venue nettoyer mes bras et m’a confirmé que tout était négatif. Sachant que j’avais beaucoup de questions, elle a proposé que l’homme après moi passe tout de suite puisque le suivant avait annulé, ce qui me donnerait plus de temps dans le bureau. J’ai accepté.

Comme tout était négatif, il a décidé de tester des choses auxquelles je suis réellement allergique pour voir comment ma peau réagit. Il a donc fait une dizaine de choses. (Pollen, animaux, graminés, herbe à poux, bouleau…) Moins d’une minute après l’application, des rougeurs et des démangeaisons sont apparus. Rapidement suivi des petites bosses. C’est là qu’il m,a expliqué que comme j’ai réagi à ces vaccins, j’aurais dû réagir aux autres si je suis allergique aux noix. Mais comme j’avais eu des réactions aux noix appliquées directement sur la peau cet été, il préfère faire la prise de sang pour confirmer. D’ici là, je continue à éviter les noix ainsi que les traces. Je continue de traîner du benadryl et mon EpiPen autour de la taille! Mais le risque de choc anaphylactique est minime et ça me rassure beaucoup.

Inutile de vous dire que j’ai hâte d’avoir ces résultats. Juste à temps pour les Fêtes!!!

Une année sans gluten

 

Le 20 novembre, ça a fait un an que j’ai commencé ma diète sans gluten. Vous avez déjà pu lire mon parcours dans mon tout premier post. Maintenant, voici où j’en suis un an plus tard. C’est certain que cette date anniversaire m’a poussé à certaines réflexions. Je me suis arrêtée à penser à ce que ce diagnostic a changé dans ma vie.

Tout d’abord, physiquement, je me sens beaucoup mieux. (si on ne tient pas compte du reflux gastrique évidemment…) Il y a un an, j’avais le ventre tellement enflé que je devais détacher mes pantalons pour m’asseoir, je pouvais à peine supporter la ceinture de sécurité dans la voiture, certains jours, je devais l’étirer pour l’empêcher d’exercer une pression sur le bas de mon ventre, je passais la majeure partie de ma vie en leggings et chandails « lousses », je ne pouvais plus me coucher sur le ventre, j’avais même le « tic » des femmes enceintes de glisser ma main sous l’arrondi de mon ventre lorsque je marchais longtemps. (à ma plus grande honte!)

J’étais constamment fatiguée, je me rappelle m’être endormie sans souper et avoir dormi des 10-11 heures d’affilée pour me réveiller tout autant fatigué. J’avais mal partout sans comprendre pourquoi. J’attribuais cela à mes nombreuses heures de danse par semaine, croyant avoir trop ou mal forcé, ou être trop exigeante envers mon corps fragile.

Un an plus tard, je n’ai plus de douleurs articulaires inexpliquées, Et même que certaines douleurs que je croyais être des séquelles de mon accident de voiture sont aussi disparues. Je crois maintenant, sans en avoir eu la confirmation, que le gluten entretenait l’inflammation causée par l’accident de voiture. Et j’ai aussi beaucoup plus d’énergie. J’ai perdu beaucoup de poids. Ça m’a aidé pour la danse, même si j’ai l’impression de devoir réapprendre mon schéma corporel, je me sens aussi plus en contrôle de mon corps. J’ai moins peur de me blesser et ça me permet de focuser mon attention sur autre chose que la prudence pendant que je danse.

Ça a aussi amené des changements au niveau social. On s’entend que lorsqu’un repas sur deux se termine avec une course jusqu’à la salle de bain, on a pas trop trop envie d’aller chez des amis. Il y a même eu une période de ma vie où je n’aimais pas aller manger chez des amis dans la crainte d’avoir un épisode (n’ayons pas peur des mots) diarrhée. Une fois, je devais aller dormir chez une amie pour la première fois, et j’ai dû lui faire changer son menu quelques fois pour éviter que ça n’arrive. Je ne savais pas que c’était causé par le gluten, mais avais identifié quelques repas coupables.

Maintenant, il y a évidemment l’inquiétude de la contamination croisée, mais quand je vais ailleurs, j’amène mon repas et au moins, je sais que je n’aurai pas à visiter la toilette en urgence.

À tout ça s’ajoute le soulagement de finalement comprendre ce qui se passe à l’intérieur de moi et de savoir que même si la diète est contraignante, c’est gérable et je suis en contrôle. Il m’a fallu tout apprendre, mais maintenant, je me sens à l’aise avec tout ça et c’est bien intégré dans ma routine. Les premières semaines furent difficiles et je me suis sentie dépassée à plusieurs reprises, mais avec du temps, beaucoup de recherches et de lecture et le support de mon entourage, j’ai maintenant les connaissances qu’il me faut pour pouvoir m’alimenter sans risque. Pour ce qui est de l’allergie aux noix, j’en suis encore au stade où je trouve ça compliqué et j’ai bien hâte de pouvoir en dire autant à ce niveau.

En bref, ce fut une année mouvementée, avec évidemment ses hauts et ses bas. Mais je m’aperçois que j’en ai fait du chemin depuis et je suis surprise aussi de voir comment la mode de vie sans gluten s’est bien intégré à mon quotidien.

Mais ma plus belle réussite des derniers mois, c’est ce blog. Je suis fière d’où il s’est rendu, de m’apercevoir que j’ai autant de lecteurs de partout dans le monde. Je suis touchée quand je reçois un gentil courriel de quelqu’un me disant que ça l’ai aidé de me lire. Je le fais pour vous, mais aussi pour moi. Pour redonner un peu de l’aide que l’Internet m’a apporté au tout début de ma diète, et pour transformer en positif ce qui aurait pu devenir un aspect négatif dans ma vie… mais qui finalement, m’aura apporté beaucoup de bien sur plusieurs plans!

Gastroscopie et compagnie!

 

Hier, j’ai rencontré le chirurgien pour mon reflux gastro-oesophagien. Ça n’a probablement aucun lien avec la diète sans gluten. Il était très gentil, à l’heure, a pris le temps de m’écouter et de m’examiner. La clinique est propre et bien entretenu. Je trouve ça encourageant.

Tout d’abord, il m’a questionné sur mon passé médical, a pris en note les médicaments que je prends, m’a demandé pourquoi et la dose, puis m’a questionné sur mes symptômes et leur évolution ainsi que ce qui les soulage ou les empire.

Ensuite, il m’a examiné. Mon ventre est toujours sensible au niveau des intestins. Surtout dans le bas et autour du nombril. Et je souffre encore de constipation. L’inverse de temps en temps. Parfois accompagné de sang.

Selon lui, étant donné que je prends 2 pantoloc par jour depuis maintenant 4 ou 5 semaines, je ne devrais plus avoir aucun symptôme. Du coup, il va falloir investiguer. La première étape sera de passer une gastroscopie pour voir s’il ne s’agirait pas d’une bactérie. Les chances sont minces, mais étant donné que c’est quand même ce qui demande le traitement le moins lourd, aussi bien commencer par ça.

Selon les résultats de cet examen, on ira ou pas à l’étape suivant qui est un test de fonctionnement de l’oesophage. On introduit une sonde par la narine jusqu’à l’estomac et on la garde 24h. Cette sonde évalue les mouvements de l’oesophage, la fréquence, la durée et la quantité des épisodes de reflux. Elle permet de voir si le sphincter qui relie l’estomac et l’oesophage fonctionne bien et si l’on doit opérer ou pas.

C’est donc là où j’en suis aujourd’hui. J’attends donc de passer la gastroscopie. Inutile de préciser que j’espère que ce n’est qu’une bactérie et qu’un simple traitement antibiotique me guérira…

Sinon, en général, je trouve qu’il y a quand même un progrès. J’arrive à manger un peu plus normalement. J’ai réussi à réintégrer les fruits. Ce week-end, je tente les produits laitiers. Malgré tout, c’est encore douloureux, j’ai encore des symptômes, et je me fatigue rapidement. Je suis tout de même contente que le processus soit enclenché!

Boulettes aigre-douce de Maman

Bonjour tout le monde!

Je commence enfin à aller mieux et remonter la pente, et surtout, je recommence à manger un peu plus normalement. Les symptômes de reflux s’estompent doucement, et mon appétit revient peu à peu.

Dernièrement, ma mère s’est mise à inventer des petites recettes avec des ingrédients simples pour varier un peu ce que je mange. Je vous présente aujourd’hui ma favorite. Une petite recette rapide mais très bonne. Réconfortante et automnale. Je l’ai baptisée “Boulettes aigre-douce de Maman”. Pas très originale, mais ça représente bien la recette.

Ingrédients.

Porc haché maigre ou extra-maigre

Oignons

Poivrons verts

Tomates en conserve

Sel, Poivre

Bouchées de bagel Glutino

Un oeuf

 Réduire les bagels pour en faire de la chapelure avec un petit robot. Mélanger la chapelure ainsi que l’oeuf à la viande hachée et former des boulettes.

Hacher les oignons et les poivrons. Faire revenir les oignons dans la poêle. Quand ils ont colorés, ajouter les poivrons. Réserver.

Faire revenir les boulettes. Quand elles ont brunies, réserver. Déglacer la poêle avec les tomates en conserve et râcler le fond pour aller chercher les sucs de cuisson. Remettre les boulettes et les légumes rôtis dans la poêle. Baisser le feu et laisser mijoter.

Saler et poivrer. Servir sur du riz. Ces boulettes se réchauffent bien et s’amènent bien dans un lunch.

Je serais heureuse d’avoir votre avis sur cette recette si vous l’essayez! Bon appétit!