Une année sans gluten

 

Le 20 novembre, ça a fait un an que j’ai commencé ma diète sans gluten. Vous avez déjà pu lire mon parcours dans mon tout premier post. Maintenant, voici où j’en suis un an plus tard. C’est certain que cette date anniversaire m’a poussé à certaines réflexions. Je me suis arrêtée à penser à ce que ce diagnostic a changé dans ma vie.

Tout d’abord, physiquement, je me sens beaucoup mieux. (si on ne tient pas compte du reflux gastrique évidemment…) Il y a un an, j’avais le ventre tellement enflé que je devais détacher mes pantalons pour m’asseoir, je pouvais à peine supporter la ceinture de sécurité dans la voiture, certains jours, je devais l’étirer pour l’empêcher d’exercer une pression sur le bas de mon ventre, je passais la majeure partie de ma vie en leggings et chandails « lousses », je ne pouvais plus me coucher sur le ventre, j’avais même le « tic » des femmes enceintes de glisser ma main sous l’arrondi de mon ventre lorsque je marchais longtemps. (à ma plus grande honte!)

J’étais constamment fatiguée, je me rappelle m’être endormie sans souper et avoir dormi des 10-11 heures d’affilée pour me réveiller tout autant fatigué. J’avais mal partout sans comprendre pourquoi. J’attribuais cela à mes nombreuses heures de danse par semaine, croyant avoir trop ou mal forcé, ou être trop exigeante envers mon corps fragile.

Un an plus tard, je n’ai plus de douleurs articulaires inexpliquées, Et même que certaines douleurs que je croyais être des séquelles de mon accident de voiture sont aussi disparues. Je crois maintenant, sans en avoir eu la confirmation, que le gluten entretenait l’inflammation causée par l’accident de voiture. Et j’ai aussi beaucoup plus d’énergie. J’ai perdu beaucoup de poids. Ça m’a aidé pour la danse, même si j’ai l’impression de devoir réapprendre mon schéma corporel, je me sens aussi plus en contrôle de mon corps. J’ai moins peur de me blesser et ça me permet de focuser mon attention sur autre chose que la prudence pendant que je danse.

Ça a aussi amené des changements au niveau social. On s’entend que lorsqu’un repas sur deux se termine avec une course jusqu’à la salle de bain, on a pas trop trop envie d’aller chez des amis. Il y a même eu une période de ma vie où je n’aimais pas aller manger chez des amis dans la crainte d’avoir un épisode (n’ayons pas peur des mots) diarrhée. Une fois, je devais aller dormir chez une amie pour la première fois, et j’ai dû lui faire changer son menu quelques fois pour éviter que ça n’arrive. Je ne savais pas que c’était causé par le gluten, mais avais identifié quelques repas coupables.

Maintenant, il y a évidemment l’inquiétude de la contamination croisée, mais quand je vais ailleurs, j’amène mon repas et au moins, je sais que je n’aurai pas à visiter la toilette en urgence.

À tout ça s’ajoute le soulagement de finalement comprendre ce qui se passe à l’intérieur de moi et de savoir que même si la diète est contraignante, c’est gérable et je suis en contrôle. Il m’a fallu tout apprendre, mais maintenant, je me sens à l’aise avec tout ça et c’est bien intégré dans ma routine. Les premières semaines furent difficiles et je me suis sentie dépassée à plusieurs reprises, mais avec du temps, beaucoup de recherches et de lecture et le support de mon entourage, j’ai maintenant les connaissances qu’il me faut pour pouvoir m’alimenter sans risque. Pour ce qui est de l’allergie aux noix, j’en suis encore au stade où je trouve ça compliqué et j’ai bien hâte de pouvoir en dire autant à ce niveau.

En bref, ce fut une année mouvementée, avec évidemment ses hauts et ses bas. Mais je m’aperçois que j’en ai fait du chemin depuis et je suis surprise aussi de voir comment la mode de vie sans gluten s’est bien intégré à mon quotidien.

Mais ma plus belle réussite des derniers mois, c’est ce blog. Je suis fière d’où il s’est rendu, de m’apercevoir que j’ai autant de lecteurs de partout dans le monde. Je suis touchée quand je reçois un gentil courriel de quelqu’un me disant que ça l’ai aidé de me lire. Je le fais pour vous, mais aussi pour moi. Pour redonner un peu de l’aide que l’Internet m’a apporté au tout début de ma diète, et pour transformer en positif ce qui aurait pu devenir un aspect négatif dans ma vie… mais qui finalement, m’aura apporté beaucoup de bien sur plusieurs plans!

Une caricature cocasse!

Ma meilleure amie, Valerie Boucher,  a fait ce dessin ce soir pour s’amuser. Ça m’a beaucoup fait rire alors je lui ai demandé la permission de le partager avec vous et elle m’a gentiment autorisé…

Cliquez sur la photo pour l’agrandir!!!

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Merci encore Val!!!

La contamination croisée

J’ai mal au ventre depuis vendredi, alors je m’en inspire pour créer le post de ce soir. J’en ai parlé dans d’autres posts, il faut toujours faire attention à la contamination croisée. En bref, ne pas contaminer les aliments qui sont « sans » avec du gluten. C’est ce qui m’est arrivé jeudi dernier et j’en souffre depuis.

Quand on parle de contamination croisée, c’est lorsqu’un aliment qui était safe entre en contact avec du gluten. Souvent par des ustensiles, par exemple, le double-dipping, ou encore, mélanger des pâtes de maïs avec la même cuillère de bois que les pâtes de blé. Il y a aussi au niveau de la manipulation, par exemple, quelqu’un qui a touché à du pain ou des craquelins de blé qui ensuite manipule un aliment g-free sans s’être lavé les mains.

Dans les usines, les risques se retrouvent plus au niveau des machines. Certaines usines vont carrément éliminer le blé et le gluten de leurs installations, ça, c’est ce qui a de plus safe. D’autres vont nettoyer les machines après qu’elles aient eu un contact avec du blé, c’est bien aussi mais il y a toujours un léger risque. Il faut toujours bien lire l’étiquette. Une fois, j’avais lu les ingrédients, mais je n’ai pas lu juste en bas: » Produit dans une usine où l’on manufacture aussi des produits de blé. » Je croyais être safe, je ne l’étais pas. J’ai passé la soirée avec un sac magique sur le ventre…

Au resto, les risques aussi se trouvent au niveau de la manipulation, et des ustensiles et aussi de la vaisselle. Par exemple, si on sert votre salade dans une assiette qu’un employé aux mains contaminées a touché juste avant, c’est assez pour avoir une réaction. C’est peut-être ce qui m’est arrivé jeudi dernier. Quand on va au resto, c’est important de spécifier au serveur ce qu’implique la maladie coeliaque/ intolérance au gluten, dans quoi on le retrouve, et qu’il ne doit y avoir aucun contact avec des produits contenant du gluten. Par mesure de précaution, on peut aussi demander que notre assiette soit lavé avant d’y mettre la nourriture, souvent, on me l’offre directement, et c’est toujours apprécié.

En résumé, il faut toujours s’assurer qu’il n’y a eu absolument aucun contact entre ce que l’on va se mettre dans la bouche et du gluten… il suffit d’une infime quantité pour se contaminer, et parfois, on a aucun symptôme, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a aucun dommage…

Les « pseudos » du gluten

Un petit mot pour vous aviser que je viens d’ajouter une liste des « pseudos » sous lequel se cache le gluten dans la barre en haut, comme ça, elle sera toujours facilement accessible. J’espère que cela vous aidera, et n’oubliez pas de toujours bien vérifier les étiquettes. Même celles des produits que vous achetez fréquemment, les recettes changent et les compagnies ne sont pas obligées de nous avertir.

https://glutencie.wordpress.com/les-pseudos-du-gluten/

Pain Udi’s

Une des premières pensées lorsque l’on commence la fameuse diète sans gluten est:  » Je ne pourrai plus manger de pain. »  En effet, on ne pourra plus manger de pain tel qu’on le connaît, mais il y a maintenant plusieurs variétés de pains sans gluten sur le marché. Par contre, ne les cherchez pas à côté des pains moelleux… nan… ils sont congelés… eh oui, le gluten, c’est lui qui donne le moelleux aux pains.  Après plusieurs essais de pains congelés et de recettes pas toutes réussies, j’ai finalement trouvé mon favori qui s’avère être aussi le favori de plusieurs (ben oui, c’est le meilleur!), le pain Udi’S. Les pains hamburgers aussi sont délicieux!

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Mon petit conseil, quand vous l’achetez, conservez-le au congélateur. Personnellement, j’ai acheté des plats à congélations en vitre (de style Lock&Lock) et je congèle 4 tranches à la fois dedans. Je sors un plat à la fois, au frigo. Les pains sans gluten se conserve mal à  latempérature de la pièce, et sèche rapidement. Ils sont aussi franchement meilleurs toastés!

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Comment j’ai su…

Commençons donc par le début. Une question qu’on me pose souvent depuis mon diagnostic: » Mais comment tu as su que c’était le gluten? »

Mon cheminement est en un sens différent tout en étant semblable à celui de plusieurs intolérants au gluten ou coeliaque. Différent car je n’ai pas été diagnostiqué par un gastro-entérologue, mais semblable, car il aura fallu plusieurs années avant que l’on sache enfin. J’ai eu droit, comme la plupart des g-free, à plusieurs diagnostiques dont le favori « Syndrôme du côlon irritable », aussi connu sous le pseudo de « diagnostic-poubelle ».

Revenons-en à mon parcours. Mes troubles ont commencé vers l’âge de 14 ans par des brûlements d’estomac fréquents. Après quelques semaines on va consulter. Gastrite me dit-il, et il me donne une diète non-irritante à suivre. On coupe tout ce qui est acide. Ça soulage temporairement. Commence ensuite les pilules, et leurs effets secondaires. À chaque fois, ça soulage sans soigner. Je passe ensuite des panoplies de tests pas agréables avec des préparations encore plus désagréables. À 18 ans, donc 4 ans plus tard, on découvre que j’ai des pierres à la vésicule biliaire qui se feront retirer 18 mois et plusieurs livres de poids en moins plus tard. On peut s’attendre à ce que les symptômes (puisque vomissements, diarrhées et nausées s’y sont ajoutés) disparaissent après la chirurgie, mais ce ne fût pas le cas.

Recommence alors la ronde des spécialistes, et autres tests. Cette fois, je passe une gastroscopie, test où l’on doit avaler une caméra au bout d’un fil, tout en empêchant le réflexe normale de vouloir la vomir… Rien de concluant, il reste de l’inflammation. On me prescrit à nouveau des comprimés et de manger sans irritants… malgré tout, j’ai des douleurs fréquentes et je visite un peu trop souvent les toilettes… de façon soudaine. J’ai alors 20 ans et je décide de « faire avec » et d’accepter ces symptômes comme faisant partie de mois.

Vers 24 ans, un nouveau symptôme apparaît que je ne peux ignorer, du sang dans mes selles. Et ça repart, hôpital, diète, noter tout ce que je mange, mes symptômes, des tests. On veut me faire passer une coloscopie, mais mon corps ne tolère par les laxatifs, je les vomis, et ce n’est pas l’effet recherché. Je passe donc une rectoscopie, qui ne montre finalement… rien. Diagnostic: Syndrôme du Colon Irritable. Je fais avec jusqu’à…

L’été 2012. Une douleur constante apparaît au bas de mon ventre, sur le côté. J’ai l’impression que c’est un ovaire. J’attends un cycle, elle est toujours présente. Je prends donc rendez-vous et j’attends. Je vois finalement mon médecin qui me réfère pour une échographie. Des mois d’attente. La douleur augmente et devient de plus en plus difficile à supporter. J’appelle ma gynéco, mais encore là, il y a de l’attente. Mon ventre se met à enfler, je suis toujours fatiguée… finalement, n’en pouvant plus, je vais à l’hôpital, où l’on me diagnostique une infection de l’utérus. Trois semaines d’antibios digne d’un cheval de course. Je me sens mieux, mais pas complètement remise. Un mois plus tard, je passe une écho sur laquelle on ne voit rien d’anormal. Pourtant, la douleur est là, presque constante. Je vois finalement ma gynéco qui est bien mal de ne pouvoir m’aider mais qui sans le savoir, a trouvé, par une toute petite phrase, une suggestion:  » … et si c’était le gluten? »