Challenge au gluten: 2 mois

J’écris peu dernièrement. Comme je ne teste pas de nouveaux aliments, restos, etc, je ne sais pas de quoi vous parler. Mais aujourd’hui, je vais vous parler de la suite de mon challenge au gluten.

Après 2 mois, presque plus aucun vêtement me va. Je porte des robes d’été avec des shorts en coton. Mes maillots de bain ne me vont plus non plus. Je viens d’en acheter un avant de partir en vacances. Et bon, j’avoue être mal à l’aise de me mettre en maillot avec mon ventre gonflé. Par chance, les gens autour de moi me rassurent et me disent de ne pas y penser.

J’ai des crampes, maux de ventre, brûlements tous les jours. Et bon, mes selles sont en compote. Au point où je redoute d’aller à la salle de bain en public. J’attends encore la date de ma biopsie. J’ai tellement hâte que je ferai le décompte des jours restants. Et pas seulement pour le résultat, mais pour reprendre ma routine, et le contrôle de mon corps.

Nous partons bientôt, mon amoureux et moi, pour quelques jours dans un chalet. L’an dernier j’avais dû planifier une glacière et ma nourriture. Cette année, je planifie les médicaments pour m’aider à contrôler le plus possible mes symptômes. J’ai acheté un contenant à sections pour les formules de lait en poudre et chaque section contient un médicament.

Mon compagnon

J’ai utilisé un marker permanent pour inscrire sur les côtés ce que chaque section contient. Du metamucil, des Digest 365, des Beano et des Imodium Complete. Avec ça, j’espère pouvoir contrôler le plus possible les gazs, diarrhées et symptômes embarrassants pour profiter de ces quelques jours dans la nature. Je traîne tout ça dans mon sac à main. Je prends les Digest 365 avant le repas, et l’Imodium ou Beano au besoin. Le Beano peut être pris avant le repas lorsqu’on sait qu’on en aura besoin. Dans mon cas, les soirées sont les pires moments.

Sur une autre note, mon allergie aux noix a beaucoup monté. Je suis passé de 0,5 à 14,4, donc maintenant un niveau 3. Je vais donc revoir l’allergologue pour essayer de comprendre ce qui s’est passé et comment éviter que ça continue de monter. J’ai de la chance, la famille de mon amoureux ont l’habitude des allergies et restrictions alimentaires et donc savent comment gérer tout ça lors de nos visites.

Bonnes vacances chers lecteurs.

Challenge au gluten: 1 mois

Je n’écris pas beaucoup en ce moment. Je ne teste pas de nouveaux produits ni de resto. En fait, vu le challenge, j’en profite pour manger de nouvelles choses et aller dans les restos qui sont tout sauf gluten-friendly. Ça, c’est le bon côté. Parlons maintenant du mauvais côté.

J’ai vu mon médecin de famille la semaine dernière, et il m’a redemandé au moins 3 fois si j’étais vraiment certaine de ne pas être enceinte. Ça vous donne une idée de l’apparence que je présente en ce moment. Et pas juste le ventre rond, mais aussi le dos qui creuse. Le soir, il m’arrive souvent de devoir soutenir mon ventre quand je marche.

Vu mes nouvelles rondeurs, mes vêtements sont trop petits. Le matin, ils attachent de justesse, et en soirée soit je détache mon pantalon, soit je mets mon pyjama.

Niveau digestif, j’ai du reflux presque constamment accompagnée d’une toux sifflante et d’essoufflement. L’acide remonte dans ma gorge et irrite mes bronches. Je garde une pompe de ventolin près de mon lit pour la nuit. Les symptômes sont pires en soirée. J’ai aussi des brûlements d’estomac en soirée. Mon sac magique m’accompagne partout.

Sur ce blog, on dit les vrais choses: je visite fréquemment la salle de bain. Je passe de selles liquides à très dure. Et j’me tape la honte au boulot quand je dois courir à la salle de bain. Ou encore lorsque je suis dans un endroit public. Il y a deux semaines, j’étais en voiture avec mon copain, j’ai dû lui demander d’arrêter dans un Tim Hortons. Et bon, orgueilleuse que je suis, j’ai attendu que tout le monde sorte de la salle de bain pour « dropper ma bombe ». C’est ça, réagir au gluten…

Parce que la maladie coeliaque/intolérance au gluten, ça nous affecte physiquement mais aussi mentalement. En ce moment, ça affecte mon image de moi, parce qu’on s’entend qu’avoir l’air enceinte sans l’être, c’est pas ce dont on rêve. La majeure partie de mon entourage me soutient et se montre compréhensif. On est en été, on a envie de s’habiller léger, le temps de la plage arrive. Je peux pas dire que je saute de joie à l’idée de me mettre en maillot de bain…

En résumé, un mois après le début du challenge, je profite bien du plaisir de goûter à tout ce qui me sera bientôt interdit, mais je paie pour ensuite. Les symptômes sont revenus en force et je commence à avoir vraiment hâte d’en avoir fini. Autant pour la douleur que pour retrouver mon tour de taille normal…

Challenge au gluten: 2 semaines

Me voici rendue au bout de ma seconde semaine de challenge au gluten. Deux semaines sur 12…

Lors de la première semaine, les symptômes n’étaient pas trop pires. Moi qui croyait me retrouver comme avant mon régimes sans gluten, j’étais plutôt soulagée. J’avais le ventre enflée, mais qui désenflait au complet durant la nuit. Je rentrais toujours dans mes vêtements habituels, et j’avais mal au coeur ou au ventre mais de façon tolérable.

La seconde semaine a été plus difficile. Mon ventre ne désenfle plus en entier. Je me sens comme un ballon trop gonflé, ou comme si j’avais trop mangé en permanence. J’ai mal au coeur dès le réveil, des brulements d’estomac, et mon reflux fait un retour en force. Assez pour provoquer des vomissements. J’ai évidemment eu droit aux selles liquides comparables à de la lave…

Autre détail, mon ventre est trop douloureux pour que je puisse me coucher confortablement. Souvent, la seule position possible est sur le dos. Depuis quelques jours, mes vêtements ne me vont plus. Je dois détacher le bouton de mes pantalons pour m’asseoir.

Malgré tout ça, je fonctionne bien en général, par contre, je suis très fatiguée et je m’endors dès que je m’installe sur un fauteuil, peu importe l’heure. Et j’avoue ressentir un certain plaisir à manger des trucs « interdits, et à pouvoir aller au resto sans tracas… J’essaie d’en profiter pendant ces 3 mois, malgré la douleur et les désagréments qui suivent.

Pour me soulager, j’utilise le sac magique, et en cas de reflux, je bois de l’eau très froide. Et en cas de diarrhée, je m’en tiens à l’immodium.

Et vous, avez vous dû faire un challenge au gluten? Comment l’avez-vous vécu?

Clinique allergie asthme de Montréal

En août dernier, je vous mentionnais avoir refait les tests sanguins pour évaluer le niveau de mon allergie aux noisettes. Quelques jours plus tard, j’avais su que le niveau avait baissé de 2,35 à 0,50. N’ayant plus d’allergologue, j’avais demandé conseil à l’AQAA (ils ont une ligne d’infos!) qui m’avait dirigé vers la CAAM. Probablement un des meilleurs conseils que j’aie reçu concernant mes allergies! Tellement que je ne peux m’empêcher de vous raconter mon expérience!

Tout d’abord, la prise de rendez-vous est simple et efficace. Pour le premier rendez-vous, on prend une photo de notre référence et on se rend sur leur site dans la section « prendre un rendez-vous ». On joint la photo de la référence, on remplit le petit formulaire et on reçoit rapidement un appel pour nous donner un rendez-vous. Dans mon cas, ce fut le lendemain.

Une semaine avant mon rendez-vous, ils m’ont appelé pour confirmer. J’ai aussi reçu un courriel de confirmation avec un rappel de ce que je devais amener et de la préparation nécessaire.

Un détail, mais bon, j’ai envie de le mentionner, le hall d’entrée est magnifique. Un couloir large, propre, avec une très belle déco. La clinique aussi est belle, mais le décor s’adresse surtout aux enfants. La salle d’attente est calme. On a pas le droit d’y manger par sécurité puisque la clientèle est majoritairement allergique. Les secrétaires sont souriantes et polies.

Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais j’ai passé à l’heure. L’allergologue qui m’a rencontré m’a posé plusieurs questions sur mon historique compliquées. Comme mon allergie aux noix a été découverte au même moment que mes chutes de pression (carence en sodium) et mon reflux gastrique, on ne sait pas si j’ai présentée des symptômes quand j’ai mangé des noisettes. (nutella!) Ensuite, elle m’a examinée, et on a déterminée ensemble ce qui allait être testée. Étant donnée que j’ai eu des épisodes de vomissements après avoir mangé du saumon, et que c’est une réaction qui peut signaler une allergie, on l’a testé, ainsi que toutes les noix. Elle m’a ensuite dirigée vers une seconde salle d’attente, mais je n’ai pas eu le temps de m’y rendre, l’infirmière m’a appelée avant!

Lorsque je suis entrée dans son bureau, elle s’est rapidement aperçue que j’étais nerveuse. Elle a pris le temps de m’expliquer la procédure et qu’il n’y a pas de danger puisque les allergènes n’entrent pas dans le système. J’ai beau le savoir, j’ai toujours un malaise lorsqu’on parle d’allergie alimentaire. Je l’ai trouvé très douce, autant dans sa manière de parler que dans ses gestes. Un détail que j’ai remarqué, chaque allergène avait son « aiguille » différente. Lors de mes tests précédents, l’infirmière avait mis les gouttes sur ma peau et piqué avec la même. Ça m’avait semblé bizarre, et donc, j’ai bien aimé cette façon de faire. Et contrairement aux dernières fois, j’avais le droit de bouger ensuite. Ce que je trouve plus agréable et surtout lorsque ce sont de jeunes enfants qui sont testés. Il y a quelques mois, j’avais été testé dans un endroit où on avait mis les noix directement sur le bras d’un petit de 14-16 mois, et on avait demandé au pauvre père de l’empêcher de bouger pour 15 minutes! Je suis ensuite retournée dans la salle d’attente.

Cinq minutes plus tard, l’infirmière est venue me demander si j’allais bien. Pas pour voir mon bras, mais bien pour voir si ma nervosité s’était calmée. J’ai apprécié ce côté humain. Une dizaine de minutes plus tard, elle est venue voir mon bras et me signaler qu’il me restait un cinq minutes d’attente. Puis, je suis retournée dans son bureau. Elle a examiné les réactions, et sortie une règle pour les mesurer. La plupart était clairement négative, dont cette de l’extrait de noisette. Les deux seules qui pouvaient être positives étaient les pistaches et la noisette fraîche (en liquide, pas de noix hachées directement mise sur la peau!) Elle a mesuré, tâtée et comme elle hésitait toujours, elle est allée chercher l’allergologue qui est arrivée en quelques secondes. Elles se sont mises à deux, une étirant la peau, l’autre mesurant la papule. (le petit renflement) Elles m’ont expliquées qu’une différence d’un millimètre peut déterminer s’il s’agit d’un « vrai positif » ou un .faux positif ». Dans mon cas, c’était deux faux. Retour en salle d’attente.

En moins de cinq minutes, je revois l’allergologue. Elle m’explique donc que, compte tenu du fait que ma prise de sang du mois d’août montre encore une réaction faible, mais que ma peau montre des négatifs, j’ai deux options. Soit, aller faire une challenge oral en hôpital avec elle, où attendre un an et refaire les tests de sang + prick tests, et faire le challenge à ce moment-là. Elle suppose que ma prise de sang sera alors négative. (en bas de 0.30) Le challenge, ou test de provocation oral, dure environ 3 heures. On se rend à l’hôpital avec les aliments à tester, noisettes dans mon cas. On installe une intraveineuse pour être prêt en cas de réaction. La première dose est d’un-huitième de noisette, et si tout va bien, on augmente. Je ne me souviens plus au combien de temps, mais la dernière dose et de 7 ou 8 noisettes.

Elle m’a suggéré d’attendre si je suis encore nerveuse à l’idée d’en manger. Elle m’a expliquée que si on a trop peur, on risque de provoquer des symptômes et de fausser le résultat. Il y a un an, j’avais tellement peur de manger suite à mon diagnostic que j’ai dû prendre des anxiolytiques. Comme les noix, on peut facilement vivre sans, contrairement au lait par exemple, c’est ce que je pense faire pour le moment. Malgré tout, elle m’a laissé les infos. Si je décide dans 6 mois que je suis prête à faire la provocation, je peux appeler et avoir le rendez-vous en 3 mois environ.

Personnellement, j’ai adoré cette clinique, et son personnel. Je la recommande, surtout pour les jeunes enfants. Les tests sont faits de façon plus agréable et plus humaine. L’infirmière et l’allergologue que j’ai vu étaient calmes, et à l’écoute. J’ai beau être une adulte, le sujet des allergies reste sensible pour moi, et je me suis sentie respectée à chaque moment de ma visite. Je vous tiendrai au courant de la suite!