Ketchup maison!

Je suis en congé aujourd’hui et l’Homme travaille. J’ai la maison pour moi toute seule. Je vais en profiter pour cuisiner des bouillons et des sauces d’avance et les congeler dans des bacs à glaçons. De cette façon je peux décongeler une petite quantité à la fois et ne pas gaspiller.

Cette recette de ketchup est tirée de ce livre-ci:

Mon préféré jusqu’à maintenant puisqu’il contient plusieurs recettes de sauces et accompagnements. J’en ai fait quelques unes et je les ai bien aimé. J’ai hâte de goûter mon ketchup et de pouvoir me faire un pâté chinois low fodmap. (on remplace le maïs par des carottes et des navets râpés!!)

Bon long week-end à vous tous!!

Journal alimentaire

Pour bien me préparer à mon rendez-vous avec la nutritionniste, elle m’a recommandé de tenir un journal alimentaire. Je dois donc noter tout ce que je mange ainsi que les symptômes que manger peut provoquer.

Au début, je notais tout ça dans un cahier. Mais un week-end j’ai oublié mon cahier au travail. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de chercher une application qui pourrait le faire. J’ai fini par choisir celle-ci. J’aimais le fait qu’elle calcule les possibilités d’intolérance. Mais c’est en anglais.

Je note donc ce que je mange et en quelle quantité. Ainsi que les suppléments que je prends. (digest365, probaclac) Ainsi que les symptômes. (nausées, diarrhée, vomissements…)

Pour savoir quelle quantité manger, je me réfère à l’application de la Monash University . Après recherche, elle me semble être la plus utilisée par les gens qui suivent le régime fodmap. En anglais aussi.

Cette semaine, je me suis aussi mise à la recherche de livres de recette pour m’aider à varier mes repas. J’ai fait plusieurs boutiques de mon coin, mais en français, je ne trouvais rien qui m’inspirait. J’ai déjà celui de SOS Cuisine. Finalement, vendredi je terminais tôt alors je suis allée dans le West Island, au Chapters. J’ai trouvé 6 livres sur le sujet. Je me suis donc installée au café et je les ai feuilleté. J’en ai choisi un en anglais.

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Hier, j’ai fait une recette de poulet teriyaki tirée de ce livre. Les recettes sont simples. Ma belle-fille de 11 ans m’a aidé à la préparer. Il y a aussi une recette de sauce bbq, de mayonnaise et de ketchup. C’est ainsi que j’ai appris que pendant la période d’élimination, je dois éviter la mayonnaise du commerce ainsi que le ketchup.

Je trouve encore le régime restrictif, mais je me sens mieux. Je n’ai pas eu de vomissements depuis lundi. Mais j’ai des nausées chaque jour, plus ou moins forte. Mon pad chauffant est utile pour faire passer les maux de ventre et maux de coeur. Mais peu à peu, j’en apprends de plus en plus et je commence à savoir où je m’en vais.

Fodmap: Premiers déboires

Vendredi, je suis allée porter mon échantillon de selles. Malgré que ça me gênait, j’étais contente puisque ça voulait dire que même sans avoir vu la nutritionniste, je pouvais commencer la diète et soulager une partie de mes symptômes.

En après-midi, je suis allée faire une première épicerie « sans gluten/fodmap » et au souper, j’ai pu manger sans fodmap. Je me fie surtout au carton qui vient dans le livre de cuisine santé et à l’application de la Monash University. Mon souper: du poulet grillé, des brocolis et des carottes crues et du riz blanc. En fin de soirée, je sentais déjà une différence dans mon ventre.

Samedi matin, j’ai mangé des cheerios sans gluten et du lait sans lactose. Je me sentais bien. Au dîner, même chose que la veille. Tout va bien. J’ai eu 3 selles liquides mais pas de douleur.En soirée, j’ai mangé des pataes pilées, des chops de porc et des brocolis vapeur. En soirée, les nausées ont repris et j’avais juste envie de dormir. Comme j’avais bu un V8, j’ai supposé qu’il était le coupable.

Dimanche, j’allais en visite. Je me suis amenée le restant de la veille. Le matin, j’étais en plein forme. Je suis allée chez Avril acheter des pains sans gluten et j’ai trouvé des biscuits kinnikinnick sans gluten/noix/lactose. Malheureusement, toutes les sauces en poudre etc contiennent des épices/ail/oignons. Donc je vais devoir trouver mes propres recettes. Au dîner, je mange mon restant. Et rapidement, les nausées reviennent. Je suppose donc que le 1/2 tasse de brocoli autorisé c’est pour la journée et non par repas.

En dehors de ça, tout va bien. Je n’ai pas remangé de brocoli depuis et je n’ai pas eu de nausées. Je me suis mise à la recherche de nouvelles recettes à essayer et j’ai fait une liste d’épicerie. Je vais m’amuser à essayer tout ça et je vous reviens!

Reflux et fodmaps

Me voici de retour. Eh oui. Moi qui croyait que le sans lactose résoudrait tout. Je continue de souffrir de plusieurs symptômes chaque fois que je mange.

Depuis quelques mois, j’avais des nausées et vomissements récurrents, ainsi que des maux d’estomac, du reflux presque constant et les intestins qui brûlaient. Ballonnements toujours au rendez-vous, et les selles on en parle pas.

J’ai finalement pu revoir le gastro-entérologue. Il soupçonne des ulcers d’estomac et dans l’oesophage. Me voici avec une diète, pas d’épices, pas de gras, pas d’aliments acides, et on coupe le lactose. Je mange de moins en moins, et surtout, pas de variété… Je décide de prendre rendez-vous avec ma nutritionniste.

Après 2 semaines, je finis par la voir. J’ai perdu 25 livres en 5 mois. Elle me suggère d’ajouter des probiotiques au lait de mes céréales du matin. Et on se revoit dans un mois. Après avoir obtenu les résultats de mes prises de sang, j’ai repris rendez-vous avec elle.

On s’est vu hier soir. Mes prises de sang montrent que l’inflammation a diminué, mon taux de fer a remonté, mais la douleur est toujours là. Je mange des cheerios multigrains et du lait sans lactose, aucun fruit, des légumes cuits seulement, du riz blanc, des pâtes à la margarine, et des viandes grillés. Mes repas sont presque tous pareil. Plus de plaisir à manger, plus de sorties en famille… J’ai perdu un peu plus de 30 livres.

Elle m’a donc suggéré d’essayer l’alimentation sans fodmap. Je viens de m’informer sur le sujet et de m’inscrire sur le site de SOS Cuisine. Une fois de plus, je compte vous tenir au courant de l’évolution de tout ça, en espérant que mes aventures alimentaires puissent aider quelqu’un.

 

Reprise du régime: mes impressions

Depuis deux semaines j’ai repris le régime sans gluten. Je suis toujours en attente des résultats de la biopsie ET de la prise de sang.

Les premiers jours, j’étais contente de m’y remettre, je me sentais tellement mieux physiquement. Mon ventre désenflait, je n’avais plus la nausée, ni de ballonnements, et mes passages à la salle de bain redevenait normaux. Par contre, je ne me rappelais pas que c’était si contraignant au début.

Avant le challenge, c’était devenu ma normalité. Et je vivais chez moi la semaine, chez mon chum le week-end, donc c’était quand même simple. Mais maintenant, j’habite chez lui à temps plein. Et même si lui me dit et répète constamment que ça ne le dérange pas, je trouve ça compliqué. Surtout quand on doit manger rapidement ou en chemin.

Ce week-end, nous allions à Gatineau pour l’Halloween et nous dormions dans sa famille. On est arrêté à l’épicerie en chemin et j’ai acheté 2 repas congelés et une boîte de céréales. Ça m’a permis de manger chez eux sans leur imposer mes allergies. Ils ont posé beaucoup de questions pour pouvoir cuisiner pour moi la prochaine fois.

À la maison, on s’organise doucement. J’ai ma tablette dans le garde-manger. Et ans le frigo, mes pots sont identifiés sans gluten. Mon amoureux sait qu’il doit utiliser ceux-là s’il cuisine pour moi. Au besoin, il me questionne. Il est très attentif. Mais j’avoue que ça me manque de pouvoir prendre la ligne et « caller » une pizza quand on a pas envie de cuisiner.

Jeudi dernier, on devait se rendre à Montréal pour la journée. Les choix pour manger en chemin étaient restreints. Surtout qu’ayant travaillé chez St-Hubert, mon chum en a fait une overdose… On a fini au McDo où j’ai expliqué de long en large mes allergies à la caissière. J’ai mangé une salade pré-emballé avec de la vinaigrette balsamique. (Je n’ai eu aucun symptôme ensuite)

Parcontre, depuis 3 jours, mon appétit a beaucoup diminué, j’ai la nausée après chaque repas, et depuis dimanche, mes selles sont liquides. J’ai bu un ceasar samedi soir, la vodka est supposée être sans gluten, le clamato aussi et le rimmer venait d’épicure. En principe, tout devrait être safe, alors je ne sais pas d’où ça peut venir. J’ai vraiment hâte d’avoir mes résultats pour mettre de l’ordre dans tout ça. Je me demande si ce n’est pas juste mon corps qui doit se réhabituer au régime sans gluten après 6 mois de challenge… C’est triste de manger quand ça nous rend malade…

Donc voici où j’en suis après deux semaines, et désolée si mon post est un peu décousu, ma tête l’est aussi!

Voyager avec des allergies

Dans ma vie d’avant (avant la maladie coeliaque, les allergies et intolérances), j’ai voyagé quelques fois. Enfant, nous partions en famille. Puis adulte, j’ai voyagé seule une fois. J’ai adoré l’expérience, même si j’ai une phobie intense de l’avion. Ensuite, c’était trop compliqué, je n’avais pas les sous… et c’était toujours remis à plus tard. Plus tard. Plus tard, la maladie coeliaque a été identifiée (après plusieurs années de recherche) suivie par une allergie aux noix etc. Plus tard, ce n’était plus juste compliqué, c’était risquée. Épeurant.

Puis IL est arrivé dans ma vie. Il voyage. Beaucoup. Il aime ça, et n’a peur de rien. Et moi, je le veux dans ma vie. On a commencé par se voir, se fréquenter et parler de tout. Il me parlait de ses voyages, je lui expliquais comment vivre sans gluten et noix. Il a compris, et s’est adapté pour que les moments qu’on passait ensemble je puisse penser à autre chose que mes allergies. On se voyait de plus en plus souvent et je ne voulais pas que mes restrictions alimentaires m’empêchent de passer du temps avec lui, ou complique notre relation.

Puis, un matin, pour la première fois depuis des mois, et même des années, j’ai pensé à voyager sans que l’angoisse ne me prenne. L’idée a fait son chemin dans ma tête. Rien de gros. Juste 2 ou 3 jours. Je voulais qu’Il sache que je pouvais le faire. Vaincre ma peur pour faire quelque chose qu’il aime, et qu’on le fasse ensemble. Je voulais qu’il voit la force qu’il me donne sans le savoir. J’ai pris le temps d’y penser, voir tous les angles, comment me protéger, et que ça se vive bien. Quand j’ai été certaine de mon idée et que je ne m’imposais pas quelque chose qui me ferait vivre plus d’anxiété que de joie, je lui en ai parlé. Il a dit oui, et étonnamment, j’envisageais ces quelques jours avec joie.

Les semaines suivantes, j’ai fait des recherches. J’avais déjà dans l’idée de louer un endroit où je pourrais cuisiner et donc, me sentir « safe » si aucun restaurant autour ne pouvait m’accommoder. Et surtout, pour les déjeuners. Car déjeuner au resto sans gluten et sans noix se résume souvent à des fruits. Et comme je dois réduire le fructose en raison du reflux, c’était pas tentant. Mes parents ayant déjà loué un condo dans le coin de Tremblant, c’est là que nous avons décidé d’aller.

J’ai pris le temps de faire des recherches sur les restos des alentours. Aucun ne proposait de menu sans gluten, mais la plupart offraient des salades. Un menu facilement adaptable. Puis, j’ai emprunté une glacière et commencé à faire une liste de ce qui s’amenait facilement.

  • Pâtes et sauce (Barilla et Classico)
  • Viande hachée et pain hamburger ainsi que condiments
  • Pain
  • Fromage à la crème et confiture
  • Céréale et lait
  • Jus
  • Biscuits et barres Udi’s
  • Sachets de craquelins
  • etc

J’avais aussi emmené mes sacs à toaster et un repas tout prêt à mettre au micro-onde. Par sécurité, j’avais emmené mon savon à vaisselle et un tampon à récurer neuf. Je relavais tout avant usage. Ça peut sembler maniaque mais ça prend quelques secondes de plus pour me calmer l’esprit.

Dans mes bagages, j’avais aussi tous mes savons, produits pour le corps, etc. Pas envie de me retrouver avec un rash en vacances. Dans mon sac à main, j’avais des « wipes ». En cas d’urgence, c’est mieux que rien. Il faut prendre le temps de bien passer dans les plis de la main par contre. Quand la table est sale, un coup rapide, et on peut arrêter d’y penser…

Je ne partais que pour 3 jours et 2 nuits, pourtant j’avais une valise pleine, un bagage à mains, un sac de nourriture et une glacière. Beaucoup de stock, mais qui m’ont permis de passer 3 journées vraiment agréable et en me sentant presque normale…

La première journée, on est tombé sur des amis à la montagne. On a décidé de manger ensemble. J’ai dû faire le tour des cartes des restaurants et m’informer à quelques endroits. Puis j’ai choisi le seul où l’on m’a accueilli sans que je sente que mes restrictions seraient un gros ennui. Le serveur m’a simplement dit  » Je peux te faire une salade au pire! », avec un sourire bien content d’avoir une solution à me proposer. On a passé une superbe soirée et j’ai très bien mangé. (La vinaigrette n’était pas sans gluten alors j’ai demandé de l’huile et du vinaigre balsamique)

Les autres repas ont majoritairement été pris au condo. Une bonne organisation, se préparer d’avance pour avoir le temps de penser à tout, ou presque, et j’ai pu décrocher du quotidien pendant trois belles journées.

Quels sont vos trucs lorsque vous partez en voyage? 

Apprendre à dire non

Ça a été la chose la plus difficile pour moi. J’ai toujours été tranquille en société. Mes parents n’en diraient pas autant, mais en dehors du cocon familial, je ne m’exprimais pas. Un peu plus en vieillissant, mais la bonne vieille peur de déplaire, de déranger, de ne pas être une « bonne personne » m’en empêchait. Puis je suis devenue coeliaque…

Il m’a alors fallu apprendre à dire « non ». Non, je ne peux pas y goûter, même une petite bouchée. Non, je ne peux pas tricher, faire un écart, une exception, même juste une fois. Non, je ne peux pas manger la salade même si j’enlève les croûtons. On se sent mal, mais on doit le faire, c’est notre santé. En plus des désagréments causés par le gluten sur le moment, il y a aussi les risques à long terme.

Évidemment, c’est plus facile de commencer par dire non au restaurant, qu’avec des collègues, des amis ou encore sa famille. Un exemple, la semaine dernière, je suis allée souper avec des amies. Mon assiette arrive, et le cuisiner s’est trompée et m’a mis de la sauce. Je l’ai dit à la serveuse et j’ai demandé qu’on me laisse l’assiette contaminée. J’ai eu droit à un regard noir, je me suis sentie vaguement mal à l’aise mais je savais que je devais le faire, ayant eu une mauvaise expérience quelques mois avant.

Par contre, quand on doit dire non en famille, c’est complètement différent. Mon frère avait voulu me préparer un repas, mais ne savait pas que je ne pouvais pas utiliser du bouillon de poulet. Et il avait utilisé la même cuillère pour brasser tous ses chaudrons. J’avais eu beaucoup de peine de devoir refuser de manger son repas.

Puis récemment, une amie voulait me préparer un dessert. J’ai dû refuser. Elle a été très déçue. J’ai dû lui expliquer tous les risques pour qu’elle comprenne que ce n’est pas par manque de confiance, mais parce que le danger est bien réel et que malgré sa bonne volonté, les risques sont là. Elle ne peut pas se « ré-équiper » seulement pour cuisiner pour moi.

Et donc, quand vous devez dire non, pensez à expliquer les faits, à bien faire comprendre aux gens que c’est pour vous protéger et pas parce que vous remettez en doute leur compétence. Je remarque que ça passe mieux quand on expose bien nos raisons. Mais surtout, faites-le, dites non, ça ne vaut pas la peine de mettre votre santé en jeu pour éviter de froisser quelqu’un.

Avez-vous de la facilité à dire « non » quand vous le devez?