Où trouver, une nouvelle page pour vous aider!

Une nouvelle page a été ajouté sur le blog. Elle se nomme « Où trouver », on y accède par le lien dans la bande noire, sur l’accueil, n’hésitez pas à me faire vos suggestions pour l’enrichir! Ce n’est qu’un début, en s’entraidant, on en fera une belle ressource!

Costco sans gluten

Ma toute première visite chez Costco en tant que « GFree »! J’ai été agréablement impressionnée par le choix, et l’étiquettage claire! Je vous montre mes trouvailles:

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On voit rapidement que Pillers domine. 😉 Des pepperoni, du kolbassa, des viandes froides, on voit aussi une sauce BBQ « Le Keg ». (J’ai d’ailleurs eu la chance d’y manger vendredi, un délice, et super service!!!) Et ma plus belle surprise, de la pizza congelé! Il y en a 2 dans la boîte, pour environ 13$! J’ai trop hâte d’y goûter.

J’ai goûté un bâtonnet de pepperoni. Super bon, et épicé sans que ça brûle la langue. Et la sauce Keg est aussi délicieuse! Je vous en dirai plus sur le reste.

Et vous, allez-vous chez Costco? Vous y achetez quoi?

 

Voyager avec des allergies

Dans ma vie d’avant (avant la maladie coeliaque, les allergies et intolérances), j’ai voyagé quelques fois. Enfant, nous partions en famille. Puis adulte, j’ai voyagé seule une fois. J’ai adoré l’expérience, même si j’ai une phobie intense de l’avion. Ensuite, c’était trop compliqué, je n’avais pas les sous… et c’était toujours remis à plus tard. Plus tard. Plus tard, la maladie coeliaque a été identifiée (après plusieurs années de recherche) suivie par une allergie aux noix etc. Plus tard, ce n’était plus juste compliqué, c’était risquée. Épeurant.

Puis IL est arrivé dans ma vie. Il voyage. Beaucoup. Il aime ça, et n’a peur de rien. Et moi, je le veux dans ma vie. On a commencé par se voir, se fréquenter et parler de tout. Il me parlait de ses voyages, je lui expliquais comment vivre sans gluten et noix. Il a compris, et s’est adapté pour que les moments qu’on passait ensemble je puisse penser à autre chose que mes allergies. On se voyait de plus en plus souvent et je ne voulais pas que mes restrictions alimentaires m’empêchent de passer du temps avec lui, ou complique notre relation.

Puis, un matin, pour la première fois depuis des mois, et même des années, j’ai pensé à voyager sans que l’angoisse ne me prenne. L’idée a fait son chemin dans ma tête. Rien de gros. Juste 2 ou 3 jours. Je voulais qu’Il sache que je pouvais le faire. Vaincre ma peur pour faire quelque chose qu’il aime, et qu’on le fasse ensemble. Je voulais qu’il voit la force qu’il me donne sans le savoir. J’ai pris le temps d’y penser, voir tous les angles, comment me protéger, et que ça se vive bien. Quand j’ai été certaine de mon idée et que je ne m’imposais pas quelque chose qui me ferait vivre plus d’anxiété que de joie, je lui en ai parlé. Il a dit oui, et étonnamment, j’envisageais ces quelques jours avec joie.

Les semaines suivantes, j’ai fait des recherches. J’avais déjà dans l’idée de louer un endroit où je pourrais cuisiner et donc, me sentir « safe » si aucun restaurant autour ne pouvait m’accommoder. Et surtout, pour les déjeuners. Car déjeuner au resto sans gluten et sans noix se résume souvent à des fruits. Et comme je dois réduire le fructose en raison du reflux, c’était pas tentant. Mes parents ayant déjà loué un condo dans le coin de Tremblant, c’est là que nous avons décidé d’aller.

J’ai pris le temps de faire des recherches sur les restos des alentours. Aucun ne proposait de menu sans gluten, mais la plupart offraient des salades. Un menu facilement adaptable. Puis, j’ai emprunté une glacière et commencé à faire une liste de ce qui s’amenait facilement.

  • Pâtes et sauce (Barilla et Classico)
  • Viande hachée et pain hamburger ainsi que condiments
  • Pain
  • Fromage à la crème et confiture
  • Céréale et lait
  • Jus
  • Biscuits et barres Udi’s
  • Sachets de craquelins
  • etc

J’avais aussi emmené mes sacs à toaster et un repas tout prêt à mettre au micro-onde. Par sécurité, j’avais emmené mon savon à vaisselle et un tampon à récurer neuf. Je relavais tout avant usage. Ça peut sembler maniaque mais ça prend quelques secondes de plus pour me calmer l’esprit.

Dans mes bagages, j’avais aussi tous mes savons, produits pour le corps, etc. Pas envie de me retrouver avec un rash en vacances. Dans mon sac à main, j’avais des « wipes ». En cas d’urgence, c’est mieux que rien. Il faut prendre le temps de bien passer dans les plis de la main par contre. Quand la table est sale, un coup rapide, et on peut arrêter d’y penser…

Je ne partais que pour 3 jours et 2 nuits, pourtant j’avais une valise pleine, un bagage à mains, un sac de nourriture et une glacière. Beaucoup de stock, mais qui m’ont permis de passer 3 journées vraiment agréable et en me sentant presque normale…

La première journée, on est tombé sur des amis à la montagne. On a décidé de manger ensemble. J’ai dû faire le tour des cartes des restaurants et m’informer à quelques endroits. Puis j’ai choisi le seul où l’on m’a accueilli sans que je sente que mes restrictions seraient un gros ennui. Le serveur m’a simplement dit  » Je peux te faire une salade au pire! », avec un sourire bien content d’avoir une solution à me proposer. On a passé une superbe soirée et j’ai très bien mangé. (La vinaigrette n’était pas sans gluten alors j’ai demandé de l’huile et du vinaigre balsamique)

Les autres repas ont majoritairement été pris au condo. Une bonne organisation, se préparer d’avance pour avoir le temps de penser à tout, ou presque, et j’ai pu décrocher du quotidien pendant trois belles journées.

Quels sont vos trucs lorsque vous partez en voyage? 

Apprendre à dire non

Ça a été la chose la plus difficile pour moi. J’ai toujours été tranquille en société. Mes parents n’en diraient pas autant, mais en dehors du cocon familial, je ne m’exprimais pas. Un peu plus en vieillissant, mais la bonne vieille peur de déplaire, de déranger, de ne pas être une « bonne personne » m’en empêchait. Puis je suis devenue coeliaque…

Il m’a alors fallu apprendre à dire « non ». Non, je ne peux pas y goûter, même une petite bouchée. Non, je ne peux pas tricher, faire un écart, une exception, même juste une fois. Non, je ne peux pas manger la salade même si j’enlève les croûtons. On se sent mal, mais on doit le faire, c’est notre santé. En plus des désagréments causés par le gluten sur le moment, il y a aussi les risques à long terme.

Évidemment, c’est plus facile de commencer par dire non au restaurant, qu’avec des collègues, des amis ou encore sa famille. Un exemple, la semaine dernière, je suis allée souper avec des amies. Mon assiette arrive, et le cuisiner s’est trompée et m’a mis de la sauce. Je l’ai dit à la serveuse et j’ai demandé qu’on me laisse l’assiette contaminée. J’ai eu droit à un regard noir, je me suis sentie vaguement mal à l’aise mais je savais que je devais le faire, ayant eu une mauvaise expérience quelques mois avant.

Par contre, quand on doit dire non en famille, c’est complètement différent. Mon frère avait voulu me préparer un repas, mais ne savait pas que je ne pouvais pas utiliser du bouillon de poulet. Et il avait utilisé la même cuillère pour brasser tous ses chaudrons. J’avais eu beaucoup de peine de devoir refuser de manger son repas.

Puis récemment, une amie voulait me préparer un dessert. J’ai dû refuser. Elle a été très déçue. J’ai dû lui expliquer tous les risques pour qu’elle comprenne que ce n’est pas par manque de confiance, mais parce que le danger est bien réel et que malgré sa bonne volonté, les risques sont là. Elle ne peut pas se « ré-équiper » seulement pour cuisiner pour moi.

Et donc, quand vous devez dire non, pensez à expliquer les faits, à bien faire comprendre aux gens que c’est pour vous protéger et pas parce que vous remettez en doute leur compétence. Je remarque que ça passe mieux quand on expose bien nos raisons. Mais surtout, faites-le, dites non, ça ne vaut pas la peine de mettre votre santé en jeu pour éviter de froisser quelqu’un.

Avez-vous de la facilité à dire « non » quand vous le devez?