Réflections

Hier, j’ai eu deux conversations différentes avec deux personnes différentes qui m’ont fait réfléchir sur la vision qu’ont les gens « normaux » des personnes allergiques ou intolérantes.

On discutait de la diète sans fodmap. J’expliquais que je suis en période d’exclusion, et que c’est plus difficile car il y a plusieurs restrictions et que je dois tout peser. Mon interlocuteur, sans malice, a commencé à comparer cela avec Weight Watchers et à me dire que c’est pas si mal, bientôt je mesurerai à l’oeil. Le problème avec les fodmaps, c’est que c’est trèes précis. Si j’y vais à l’oeil et que je dépasse de quelques grammes, j’ai rapidement des symptômes plus ou moins gênants ou douloureux. Les fodmaps sont cumulatifs, donc si tu dépasses, même juste un peu, pendant quelques jours, les effets négatifs reviendront. Mon amie me disait ça pour m’encourager, mais ça démontre encore une fois que les troubles gastro-intestinaux ne sont pas pris au sérieux comme maladie chronique. Pour le commun des mortels, si ça ne se voit pas, ça ne compte pas.

Plus tard, dans une autre discussion, un interlocuteur différent me disait  » … j’ai eu plusieurs amis allergiques et personne ne « freakait » comme toi avec les traces… ». Et je le comprends, il m’arrive souvent de me demander si je n’en fais pas trop pour me protégrer des noix. Mais chaque fois que je vois ma nutritionniste et mon allergologue, ils me répètent que même les traces sont un danger. Qu’une miette dans ma nourriture pourrait causer un choc anaphylactique. Et que je dois donc me laver les mains chaque fois que je veux manger ou préparer de la nourriture. Et éviter le plus possible les situations où une contamination croisée pourrait survenir. Et alors je me dis que non, je n’exagère (malheureusement ) pas. Mais pourquoi est-ce que « les autres » ne le font pas… C’est triste, mais beaucoup de personnes allergiques sont tannés du jugement des autres et donc n’expriment pas toujours leurs besoins et se mettent en danger pour ne pas déranger ou se faire critiquer. Chaque année des gens meurent d’une réaction allergique, parfois pour ne pas avoir voulu porter leur epipen, parfois pour avoir mangé des traces pour ne pas se faire dire qu’ils exagèrent, ou parce que quelqu’un leur a préparé quelque chose qui devait être « sans » mais n,a pas fait attention à la contamination croisée. Le risque est réel. Il serait temps que les allergies ne soient plus vu comme une complication pour ceux qui peuvent manger sans danger et qu’on fasse plus attention à ceux qui vivent avec cette peur constante. Se priver pendant quelques heures pour sauver la vie d’un humain, est-ce que ça n’en vaut pas la peine???

Chocolats Giacomo

Tout d’abord, je voudrais souhaiter une joyeux pâques à tous. Vous le savez déjà, les fêtes et réunions de famille peuvent être des événements stressants lorsque l’on souffre de la maladie coeliaque ou d’allergies alimentaires. Autant pour nous que pour ceux qui nous reçoivent. Mais elles peuvent aussi être l’occasion de très belles surprises, comme celle que j’ai eu cette semaine.

Une très bonne amie à moi m’a fait un très beau cadeau mercredi dernier. Elle m’avait demandé qu’on aille prendre un café ensemble pendant ma pause au boulot. C’est quelque chose que nous faisons fréquemment, et donc, je ne me doutais pas du tout qu’elle me réservait quelque chose de spécial. À l’heure prévue, je l’attendais au Tim Hortons, et je la vois arriver avec un gros sac réutilisable, son fils de 19 mois dans les bras. Encore là, rien de surprenant, elle traîne toujours un tas de trucs…

Et elle me tend le sac, en me disant que c’est pour moi… et j’y trouve ceci:

11059925_10152633235705916_8706209077800932782_n

Un chocolat de Pâques, un vrai beau, et tout pour moi! Mon amie a pris le temps de faire la recherche, et de me trouver un chocolat certifié sans noix et sans gluten!

Cette superbe coccinelle vient de la compagnie Giacomo, qui est située à Laval. Ils ne contiennent aucune trace de noix ou d’arachides. Les allergènes sont bien indiqués sur l’étiquette. En vous rendant sur leur site, vous pourrez voir qu’ils offrent plusieurs modèles. Ils sont offerts en chocolat noir ou au lait.

En plus, ils sont aussi bons que beaux!

Biscuits de Noël

Ça sent bon chez moi aujourd’hui! Très très bon même, et vu le titre de ce post, vous vous doutez que ça sent les biscuits!

Une de mes amies a pour traditions d’offrir des biscuits faits maison pour Noël, et une de ses amis proches vit avec un coeliaque, et leurs enfants ont d’autres allergies, dont les noix. Elle m’a donc demandé si elle pouvait utiliser ma cuisine pour leur faire des biscuits sans allergène. J’ai trouvé que c’était tellement un beau geste de sa part, et j’ai accepté avec plaisir.

J’ai donc fouillé dans mes livres pour lui trouver des recettes de biscuits sans allergène. Dans le livre  » Allergy-Free Cookbook » , j’ai choisi la recette de sablé au beurre. (Shortbread cookies) Ce livre est génial puisque les recettes sont sans noix, sans gluten, sans produits laitiers et sans oeuf. Chaque recette présente plusieurs variantes pour éliminer ces allergènes. Et il y a des notes en bas de page, comme par exemple, pour la farine de riz, s’assurer qu’elle est sans noix si on doit faire la recette sans noix… etc.

On a aussi fait la recette de biscuits double chocolat du livre « Le bonheur est sans gluten« . J’aime beaucoup ce livre puisque ce sont des ingrédients simples, facile à trouver… J’ai utilisé ce livre à plusieurs reprises.

Voici le résultat!

Voici le résultat!

Quand mon amie est arrivée, je lui avais déjà fait une liste de ce qu’on devait aller acheter. J’y allais avec elle pour être certaine qu’elle achète les bons produits. Pour la farine, nous avons utilisé celle du métro, de la gamme Irrésistible Sans Gluten. Je ne l’avais jamais essayé, mais avais lu plusieurs bons commentaires et j’avais hâte de l’essayer. On a aussi pris une margarine sans lactose, et pour les pépites de chocolats, celles de Enjoy Life. Je les adore, elles sont sans noix, sans gluten et sans produits laitiers. Parfaites pour faire nos biscuits sans allergène!

Ma copine a pu vivre l’expérience de magasiner pour du sans gluten. Chez métro, nous avons trouvé la farine et la margarine, mais avons dû nous rendre chez Provigo pour les pépites de chocolat. Je ne voulais pas qu’elle ait à s’équiper au complet pour cuisiner sans gluten, alors j’ai fourni le cacao, la poudre à pâtes… en échange de quelques biscuits! En plus de tester une nouvelle farine, et de passer l’après-midi en bonne compagnie!

Un bon café à la main, nous avons passé environ 3 heures à cuisiner, pour un résultat de 36 biscuits double-chocolat, et 24 biscuits sablé au beurre. Ceux au chocolat sont très bons, très moelleux, et même s’ils sont friables, ont quand même une texture agréable. Les sablés ont vraiment une texture de sablé et sont un peu trop friables. Ils cassent quand on les croque et tombent. Le goût est bon, mais quand je les referai, je prendrai du beurre non salé. Je pense que ce sera meilleur qu’avec la margarine sans lactose. Malgré tout, je ne serai pas gênée de les servir à des invités.

J’ai bien aimé cuisiné avec la farine Irrésistible. Je suis contente du résultat pour les biscuits. Je vais probablement en acheter un autre paquet pour l’essayer dans d’autres recettes. Pour l’instant, ma favorite reste la Cloud 9 Bakery. (je la prends chez Costco)

Sur une autre note, je continue de suivre les menus contre le reflux de Cuisine Santé et je suis très contente du résultat. J’ai beaucoup moins mal, je digère mieux. J’arrive même à réintégrer doucement les fruits au déjeuner et au dîner. Je suis contente de m’être inscrite. Je découvre de nouvelles recettes et de nouvelles saveurs!

Si vous avez de bonnes recettes pour le temps des fêtes et que vous aimeriez les partager avec nous, envoyez les moi à glutencie@gmail.com et je me ferai un plaisir de les publier sur le blog! 

Clinique allergie asthme de Montréal

En août dernier, je vous mentionnais avoir refait les tests sanguins pour évaluer le niveau de mon allergie aux noisettes. Quelques jours plus tard, j’avais su que le niveau avait baissé de 2,35 à 0,50. N’ayant plus d’allergologue, j’avais demandé conseil à l’AQAA (ils ont une ligne d’infos!) qui m’avait dirigé vers la CAAM. Probablement un des meilleurs conseils que j’aie reçu concernant mes allergies! Tellement que je ne peux m’empêcher de vous raconter mon expérience!

Tout d’abord, la prise de rendez-vous est simple et efficace. Pour le premier rendez-vous, on prend une photo de notre référence et on se rend sur leur site dans la section « prendre un rendez-vous ». On joint la photo de la référence, on remplit le petit formulaire et on reçoit rapidement un appel pour nous donner un rendez-vous. Dans mon cas, ce fut le lendemain.

Une semaine avant mon rendez-vous, ils m’ont appelé pour confirmer. J’ai aussi reçu un courriel de confirmation avec un rappel de ce que je devais amener et de la préparation nécessaire.

Un détail, mais bon, j’ai envie de le mentionner, le hall d’entrée est magnifique. Un couloir large, propre, avec une très belle déco. La clinique aussi est belle, mais le décor s’adresse surtout aux enfants. La salle d’attente est calme. On a pas le droit d’y manger par sécurité puisque la clientèle est majoritairement allergique. Les secrétaires sont souriantes et polies.

Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais j’ai passé à l’heure. L’allergologue qui m’a rencontré m’a posé plusieurs questions sur mon historique compliquées. Comme mon allergie aux noix a été découverte au même moment que mes chutes de pression (carence en sodium) et mon reflux gastrique, on ne sait pas si j’ai présentée des symptômes quand j’ai mangé des noisettes. (nutella!) Ensuite, elle m’a examinée, et on a déterminée ensemble ce qui allait être testée. Étant donnée que j’ai eu des épisodes de vomissements après avoir mangé du saumon, et que c’est une réaction qui peut signaler une allergie, on l’a testé, ainsi que toutes les noix. Elle m’a ensuite dirigée vers une seconde salle d’attente, mais je n’ai pas eu le temps de m’y rendre, l’infirmière m’a appelée avant!

Lorsque je suis entrée dans son bureau, elle s’est rapidement aperçue que j’étais nerveuse. Elle a pris le temps de m’expliquer la procédure et qu’il n’y a pas de danger puisque les allergènes n’entrent pas dans le système. J’ai beau le savoir, j’ai toujours un malaise lorsqu’on parle d’allergie alimentaire. Je l’ai trouvé très douce, autant dans sa manière de parler que dans ses gestes. Un détail que j’ai remarqué, chaque allergène avait son « aiguille » différente. Lors de mes tests précédents, l’infirmière avait mis les gouttes sur ma peau et piqué avec la même. Ça m’avait semblé bizarre, et donc, j’ai bien aimé cette façon de faire. Et contrairement aux dernières fois, j’avais le droit de bouger ensuite. Ce que je trouve plus agréable et surtout lorsque ce sont de jeunes enfants qui sont testés. Il y a quelques mois, j’avais été testé dans un endroit où on avait mis les noix directement sur le bras d’un petit de 14-16 mois, et on avait demandé au pauvre père de l’empêcher de bouger pour 15 minutes! Je suis ensuite retournée dans la salle d’attente.

Cinq minutes plus tard, l’infirmière est venue me demander si j’allais bien. Pas pour voir mon bras, mais bien pour voir si ma nervosité s’était calmée. J’ai apprécié ce côté humain. Une dizaine de minutes plus tard, elle est venue voir mon bras et me signaler qu’il me restait un cinq minutes d’attente. Puis, je suis retournée dans son bureau. Elle a examiné les réactions, et sortie une règle pour les mesurer. La plupart était clairement négative, dont cette de l’extrait de noisette. Les deux seules qui pouvaient être positives étaient les pistaches et la noisette fraîche (en liquide, pas de noix hachées directement mise sur la peau!) Elle a mesuré, tâtée et comme elle hésitait toujours, elle est allée chercher l’allergologue qui est arrivée en quelques secondes. Elles se sont mises à deux, une étirant la peau, l’autre mesurant la papule. (le petit renflement) Elles m’ont expliquées qu’une différence d’un millimètre peut déterminer s’il s’agit d’un « vrai positif » ou un .faux positif ». Dans mon cas, c’était deux faux. Retour en salle d’attente.

En moins de cinq minutes, je revois l’allergologue. Elle m’explique donc que, compte tenu du fait que ma prise de sang du mois d’août montre encore une réaction faible, mais que ma peau montre des négatifs, j’ai deux options. Soit, aller faire une challenge oral en hôpital avec elle, où attendre un an et refaire les tests de sang + prick tests, et faire le challenge à ce moment-là. Elle suppose que ma prise de sang sera alors négative. (en bas de 0.30) Le challenge, ou test de provocation oral, dure environ 3 heures. On se rend à l’hôpital avec les aliments à tester, noisettes dans mon cas. On installe une intraveineuse pour être prêt en cas de réaction. La première dose est d’un-huitième de noisette, et si tout va bien, on augmente. Je ne me souviens plus au combien de temps, mais la dernière dose et de 7 ou 8 noisettes.

Elle m’a suggéré d’attendre si je suis encore nerveuse à l’idée d’en manger. Elle m’a expliquée que si on a trop peur, on risque de provoquer des symptômes et de fausser le résultat. Il y a un an, j’avais tellement peur de manger suite à mon diagnostic que j’ai dû prendre des anxiolytiques. Comme les noix, on peut facilement vivre sans, contrairement au lait par exemple, c’est ce que je pense faire pour le moment. Malgré tout, elle m’a laissé les infos. Si je décide dans 6 mois que je suis prête à faire la provocation, je peux appeler et avoir le rendez-vous en 3 mois environ.

Personnellement, j’ai adoré cette clinique, et son personnel. Je la recommande, surtout pour les jeunes enfants. Les tests sont faits de façon plus agréable et plus humaine. L’infirmière et l’allergologue que j’ai vu étaient calmes, et à l’écoute. J’ai beau être une adulte, le sujet des allergies reste sensible pour moi, et je me suis sentie respectée à chaque moment de ma visite. Je vous tiendrai au courant de la suite!

Tests de goût en vrac!

À la demande d’Eric, fidèle lecteur, voici un petit retour sur mes achats chez Costco, mais avant tout, une bonne nouvelle. J’ai passé une nouvelle prise de sang pour voir l’évolution de mon allergie aux noisettes. Il y a un an, ma cote RAST était de 2.23, elle est maintenant à 0.50. À 0.35, l’allergie est inexistante/ indétectable. Je n’ai plus d’allergologue présentement, le mien ayant pris sa retraite, mais dès le retour de vacances de mon médecin, il me réfèrera à la clinique d’allergie et d’asthme de montréal. (caam)

Et maintenant, voici mon opinion sur les produits achetés chez Costco. Sur la photo, vous pouviez voir une pizza, une sauce BBQ, des pepperonis, du kolbassa, des viandes froides et des saucisses.

wpid-20140719_175209.jpg

La sauce BBQ The Keg est excellente. Je l’ai utilisé sur de la viande, et aussi, mêlé dans de la viande haché pour un hamburger. Dans les deux cas, c’était très bon.

Les pepperonis, faits de dinde, sont aussi délicieux. Par contre, le sac est gros, et j’aurais dû en congeler une partie puisque j’ai dû en jeter 2 ou 3 qui avait changés de couleur. Un bâton, c’est 50 calories, alors j’en mangeais parfois un comme collation ou pour accompagner une salade. Je pense en acheter de nouveau pour les essayer dans une sauce tomates. Et même si c’est de la dinde, ça a le même goût que ceux que je mangeais enfant!

Le jambon kolbassa aussi est bon. En fait, tout l’est. Je l’ai mangé avec des salades. Et ça s’amène bien dans un lunch froid, pour un pique-nique. Le goût est très doux, contrairement aux pepperonis. Et ils se conservent plus longtemps.

Les viandes froids, rien à dire. Ce sont des piller’s et elles goûtent comme pas mal n’importe quel… 😉 Mais c’est génial à avoir sans gluten. Dans un bagel avec de la moutarde, ça fait une sandwich délicieuse quand on est pressé ou pas envie de cuisiner. Si on a les pochettes à toaster, on peut même amener tout ça et se faire un sandwich au boulot!

Les saucisses, je les mangeais avant d’être coeliaque et je les adorais déjà. Elles sont croustillantes et juteuses. Et se chauffent bien au micro-onde. Je les recommande, j’ai été plus qu’heureuse de découvrir qu’elles sont sans gluten. Le goût est doux, comme le kolbassa.

Et finalement, le meilleur pour la fin. La pizza. J’ai un blanc sur la marque. Sabattaso’s ou quelque chose comme ça. Il y a 2 pizza dans l’emballage. Elles sont au fromage et la croûte est mince. Si on en a envie, on peut ajouter des légumes ou d’autres ingrédients. Elles se chauffent une douzaine de minutes ou four et on obtient une croûte mince et croustillantes. Mais surtout, le goût est vraiment vraiment très bon. Deux de mes amis l’ont goûté et l’ont trouvé bonne. Pas seulement bonne pour du sans gluten, juste bonne tout court. J’ai hâte de retourner chez Costco pour en acheter encore et encore… De tous mes achats, définitivement le meilleur. Et en plus, elle se réchauffe bien le lendemain. J’en ai amené dans mon lunch et elle était aussi bonne. Je l’emballe dans du papier d’aluminium et la passe au four une dizaine de minutes.

Allez faire un tour chez Costco, vous y ferez sûrement de belles trouvailles!

En visite sans gluten!

Ça y est, je suis enfin en vacances, et ça fait du bien. Malheureusement, mes vacances commencent sur une contamination croisée… Samedi matin, je me suis réveillée en courant pour me rendre à la salle de bain. Le retour de ma vieille amie, la diarrhée. Désolée du mot un peu « cru », mais c’est la réalité quand on est coeliaque…

J’avais un bbq de prévu avec des amis et j’ai cru devoir l’annuler. Pendant l’avant-midi, j’ai dû me rendre à plusieurs reprises à la salle de bain en 3e vitesse. J’ai failli appeler quelqu’un pour qu’il m’amène des imodium. Mais finalement, ça a diminué assez pour que je me rende moi-même à la pharmacie et discute avec la pharmacienne. Sa première réaction a été une rage contre les compagnies qui ne sont pas tenues d’indiquer la présence de gluten dans un médicament s’il n’est pas un des ingrédients. Donc la contamination croisée n’est pas indiquée, ce qui complique la chose. Elle m’a donc donné son opinion sincère: » achète cette « patente-là (ses mots exacts!), appelle la compagnie, si y’a un problème, viens me voir, je te l’échange! » Elle m’a aussi dit de boire beaucoup de Gatorade.

De retour chez moi, je fais plusieurs recherches pour finalement découvrir que l’Imodium Advanced est le seul qui peut contenir des traces de gluten. Retour à la pharmacie pour faire un échange. Aussitôt qu’elle m’a vu, la pharmacienne est venue vers moi en me demandant si j’allais bien. Je lui ai expliqué et elle a fait l’échange. J’ai donc pu aller à mon bbq!

Vers 3h, je suis partie, armée de mon Gatorade, et portant un sac rempli de nourriture pour aller à mon premier bbq sans gluten. Pour pouvoir manger avec eux, j’avais préparé ma viande en papillote. Le papier d’aluminium servant à protéger ma nourriture du gluten de celle des autres. J’avais donc fait un filet de porc badigeonné de moutarde de dijon et sauce soya, arrosé d’un peu d’huile d’olive pour pas que ça colle, mis un mélange de fines herbes sur le dessus, de l’ail, et quelques légumes. (20 minutes en tournant souvent!). J’avais aussi amené mes collations. (chips, carottes, yogourt…)

Dès mon arrivée, j’ai lavé mes mains. Puis, on a grignotté en discutant sur le patio. Plus tard, baignade. Puis le mari de mon amie a cuisiné la viande. Je lui ai demandé de laisser ma viande dans le papier d’aluminium. Il doutait un peu du résultat, surtout qu’il ne pouvait pas voir la cuisson, mais l’a fait.

Puis, relavage de main. Une fois la viande prête, j’ai déballé et fait tomber ma viande dans mon assiette pour ne pas qu’elle touche au reste. Mon amie avait fait cuire du riz, dans lequel elle a mis du beurre venant d’un pot neuf pour ne pas qu’il y ait de miettes dedans, et du sel, et poivre en grain. J’ai donc pu manger leur riz. Mon repas était super bon, et j’ai eu beaucoup de plaisir.

Plus tard, ils ont mangé des guimauves sur le feu. Mais je n’ai pas pu les manger. La prochaine fois, j’amènerai les miennes. Ma soirée fut très agréable. Avec un peu de préparation d’avance, j’ai pu manger un repas sur le bbq, sécuritaire, et passer une belle soirée avec des amis.

Le lendemain, j’avais une épluchette de blé d’inde chez ma marraine. Une autre première. Je n’ai pas été manger dans ma famille (sauf mes parents!) depuis que je suis diagnostiquée coeliaque. J’ai eu des occasions, mais je ne me sentais pas prête. Hier, je l’étais, et même heureuse d’y aller. J’avais déjà prévue de manger le reste de mon filet de porc. Et j’attendais de voir comment serait préparé le maïs pour voir si j’en prenais ou pas.

Le matin même, j’ai décidé de préparer un brownie (le mélange de Glutino) pour avoir un dessert, et en même temps, le partager et faire découvrir aux braves goûteurs que sans gluten n’est pas toujours sans plaisir. Ça se prépare rapidement, et c’est bon! Comme glaçage, je fais fondre des pépites de chocolats Enjoy Life sur le dessus.

Une fois de plus, je suis partie avec un grand sac pour amener tout ça, mais ça valait la peine de savoir que je pourrais manger sans crainte et qu’en plus, j’avais quelque chose à partager! Une fois sur place, j’ai rangé tout ça à part des autres pour éviter un contact quelconque. J’avais mis des fridge pack dans mon sac pour ne pas avoir à utiliser le frigidaire commun. Pour le dessert, ma mère a eu l’idée de le cacher dans leur glacière vide.

Je ne vous cache pas que ça a été un peu difficile de voir tout le monde grignotter des oeufs farcis, des trempettes etc, mais je pensais à mon dessert et je savais que j’avais quelque chose de bon qui s’en venait. Comme tout le monde participait à l’épluchage, je n’ai pas osé envoyer tout le monde laver leur main alors je n’en ai pas mangé. J’ai pensé à en rincer un, mais vu la contamination de la veille, je me sentais plus fragile et me suis dit que ce serait risqué. J’aurais aussi pu m’en faire un ou deux au micro-onde, mais encore là, il y avait la problématique du beurre commun. Alors j’ai seulement mangé mon lunch assis un peu à l’écart.

J’ai eu droit à quelques questions, mais rien de déplacé, et surtout, c’était des questions par souci de savoir ce qui m’arrive et sans aucun jugement. Plus tard, quand tout le monde mangeait du dessert, j’ai été sortir le mien et ai été voir tout le monde pour leur en offrir. Ils ont tous acceptés d’y goûter et je les servais moi-même pour que mon plat ne soit pas contaminé. Je n’ai pas voulu le mettre sur la table des desserts. Ils l’ont tous trouvé bon, et étaient même surpris de ne pas voir de différence. Mission accomplie. Ensuite j’ai mangé mon morceau et ai rangé le reste dans la glacière.

Quand ma marraine a servi le café, j’ai vérifié que sa machine n’avait jamais fait autre chose que des cafés pures. Les cafés aromatisés peuvent contenir du gluten et/ ou des allergènes comme des noix. Elle n’en fait jamais alors j’en ai pris. Comme son sucrier se trouvait sur la table des desserts près de muffins aux amandes, j’ai été lui demander si elle avait du sucre ailleur. Elle n’utilise jamais une cuillère ayant servi à autre chose avec, je pouvais en prendre. Elle m’a aussi sorti une cuillère propre.

Bref, tout le monde a bien réagi. J’avoue que j’avais quelques craintes, les gens pensant souvent qu’il s’agit d’une mode, ou qu’on exagère avec des détails. Mais ma famille a bien compris, et m’ont fait un bel accueil. J’ai bien profité de ma journée!

Et vous, comment ça s’est passé dans votre famille élargie après votre diagnostic?

Voyager avec des allergies

Dans ma vie d’avant (avant la maladie coeliaque, les allergies et intolérances), j’ai voyagé quelques fois. Enfant, nous partions en famille. Puis adulte, j’ai voyagé seule une fois. J’ai adoré l’expérience, même si j’ai une phobie intense de l’avion. Ensuite, c’était trop compliqué, je n’avais pas les sous… et c’était toujours remis à plus tard. Plus tard. Plus tard, la maladie coeliaque a été identifiée (après plusieurs années de recherche) suivie par une allergie aux noix etc. Plus tard, ce n’était plus juste compliqué, c’était risquée. Épeurant.

Puis IL est arrivé dans ma vie. Il voyage. Beaucoup. Il aime ça, et n’a peur de rien. Et moi, je le veux dans ma vie. On a commencé par se voir, se fréquenter et parler de tout. Il me parlait de ses voyages, je lui expliquais comment vivre sans gluten et noix. Il a compris, et s’est adapté pour que les moments qu’on passait ensemble je puisse penser à autre chose que mes allergies. On se voyait de plus en plus souvent et je ne voulais pas que mes restrictions alimentaires m’empêchent de passer du temps avec lui, ou complique notre relation.

Puis, un matin, pour la première fois depuis des mois, et même des années, j’ai pensé à voyager sans que l’angoisse ne me prenne. L’idée a fait son chemin dans ma tête. Rien de gros. Juste 2 ou 3 jours. Je voulais qu’Il sache que je pouvais le faire. Vaincre ma peur pour faire quelque chose qu’il aime, et qu’on le fasse ensemble. Je voulais qu’il voit la force qu’il me donne sans le savoir. J’ai pris le temps d’y penser, voir tous les angles, comment me protéger, et que ça se vive bien. Quand j’ai été certaine de mon idée et que je ne m’imposais pas quelque chose qui me ferait vivre plus d’anxiété que de joie, je lui en ai parlé. Il a dit oui, et étonnamment, j’envisageais ces quelques jours avec joie.

Les semaines suivantes, j’ai fait des recherches. J’avais déjà dans l’idée de louer un endroit où je pourrais cuisiner et donc, me sentir « safe » si aucun restaurant autour ne pouvait m’accommoder. Et surtout, pour les déjeuners. Car déjeuner au resto sans gluten et sans noix se résume souvent à des fruits. Et comme je dois réduire le fructose en raison du reflux, c’était pas tentant. Mes parents ayant déjà loué un condo dans le coin de Tremblant, c’est là que nous avons décidé d’aller.

J’ai pris le temps de faire des recherches sur les restos des alentours. Aucun ne proposait de menu sans gluten, mais la plupart offraient des salades. Un menu facilement adaptable. Puis, j’ai emprunté une glacière et commencé à faire une liste de ce qui s’amenait facilement.

  • Pâtes et sauce (Barilla et Classico)
  • Viande hachée et pain hamburger ainsi que condiments
  • Pain
  • Fromage à la crème et confiture
  • Céréale et lait
  • Jus
  • Biscuits et barres Udi’s
  • Sachets de craquelins
  • etc

J’avais aussi emmené mes sacs à toaster et un repas tout prêt à mettre au micro-onde. Par sécurité, j’avais emmené mon savon à vaisselle et un tampon à récurer neuf. Je relavais tout avant usage. Ça peut sembler maniaque mais ça prend quelques secondes de plus pour me calmer l’esprit.

Dans mes bagages, j’avais aussi tous mes savons, produits pour le corps, etc. Pas envie de me retrouver avec un rash en vacances. Dans mon sac à main, j’avais des « wipes ». En cas d’urgence, c’est mieux que rien. Il faut prendre le temps de bien passer dans les plis de la main par contre. Quand la table est sale, un coup rapide, et on peut arrêter d’y penser…

Je ne partais que pour 3 jours et 2 nuits, pourtant j’avais une valise pleine, un bagage à mains, un sac de nourriture et une glacière. Beaucoup de stock, mais qui m’ont permis de passer 3 journées vraiment agréable et en me sentant presque normale…

La première journée, on est tombé sur des amis à la montagne. On a décidé de manger ensemble. J’ai dû faire le tour des cartes des restaurants et m’informer à quelques endroits. Puis j’ai choisi le seul où l’on m’a accueilli sans que je sente que mes restrictions seraient un gros ennui. Le serveur m’a simplement dit  » Je peux te faire une salade au pire! », avec un sourire bien content d’avoir une solution à me proposer. On a passé une superbe soirée et j’ai très bien mangé. (La vinaigrette n’était pas sans gluten alors j’ai demandé de l’huile et du vinaigre balsamique)

Les autres repas ont majoritairement été pris au condo. Une bonne organisation, se préparer d’avance pour avoir le temps de penser à tout, ou presque, et j’ai pu décrocher du quotidien pendant trois belles journées.

Quels sont vos trucs lorsque vous partez en voyage?