Ketchup maison!

Je suis en congé aujourd’hui et l’Homme travaille. J’ai la maison pour moi toute seule. Je vais en profiter pour cuisiner des bouillons et des sauces d’avance et les congeler dans des bacs à glaçons. De cette façon je peux décongeler une petite quantité à la fois et ne pas gaspiller.

Cette recette de ketchup est tirée de ce livre-ci:

Mon préféré jusqu’à maintenant puisqu’il contient plusieurs recettes de sauces et accompagnements. J’en ai fait quelques unes et je les ai bien aimé. J’ai hâte de goûter mon ketchup et de pouvoir me faire un pâté chinois low fodmap. (on remplace le maïs par des carottes et des navets râpés!!)

Bon long week-end à vous tous!!

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Diète sans fodmap: première rencontre

Hier soir, j’ai eu ma première rencontre avec ma nutritionniste au sujet de la diète sans fodmap. J’ai passé une heure dans son bureau et j’ai pu poser toutes mes questions, ou presque. Je les note dans un cahier pour essayer de ne rien oublier. Ça m’a bien aidé. Pour quiconque entreprend la diète sans fodmap, je recommande de ne pas le faire seule.

J’ai donc appris que je dois vraiment suivre les quantités recommandée sur l’app de la monash. Et si je combien des légumes, je dois ajuster la quantité. Ex: 2 légumes à 12/ tasse, je mange 1/4 t de chaque. C’est cumulatif. Pareil pour le lactose. J’ai droit à 1 tasse de lait dans toute ma journée.

J’ai aussi appris que si mon conjoint utilise des épices avec ail/oignon, on doit faire cuire notre repas dans des poêles séparées.

Si je mange du riz au dîner, il est préférable de manger des patates au souper. Je dois éviter de manger la même chose dans les 2 repas, mais je peux manger le reste du souper au dîner.

On a parlé de ce que j’ai déjà testé et ce qui me manque. On a donc déterminé que j’attends encore une semaine à manger comme maintenant, uniquement ce qui ne me cause pas d’inconfort. Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter des carences. Ce qui compte c’est la guérison de mon système digestif. Elle soupçonne une oesophagite (inflammation de l’oesophage dû aux vomissements et au reflux) Si dans une semaine mes symptômes sont contrôlés, j’essaierai de réintroduire le cantaloup. Pendant toute une semaine j’essaie le même aliment chaque jour en commençant par une petite quantité. Toujours en après-midi, 2h après avoir mangé, et 2 heures avant le repas suivant. Et on augmente la quantité chaque jour pour trouver où est ma tolérance.

Aussi, elle m’a dit que je peux boire des eaux arômatisés si l’arôme est naturel et non artificiel.

Finalement, elle m’a suggéré d’aller vers des livres de recette sans gluten et d’adapter ensuite à la diète fodmap pour pouvoir varier mes menus.

J’arrive à manger un peu plus varié, mais le pire ce sont les fruits et légumes. 1/2 tasse c’est mon max de légumes par repas pour le moment, et aucun fruit. C’est ce que je trouve le plus difficile. Par contre j’ai beaucoup moins de douleur et je n’ai pas vomi depuis 10 jours. Mes selles sont plus régulières depuis lundi, et j’ai vraiment moins mal au ventre. C’est plus difficile aujourd’hui mais hier on a soupé tard suite à mon rendez-vous et j’ai eu plus de mal à restreindre mes portions puisque j’avais très faim!!

Fodmap: Premiers déboires

Vendredi, je suis allée porter mon échantillon de selles. Malgré que ça me gênait, j’étais contente puisque ça voulait dire que même sans avoir vu la nutritionniste, je pouvais commencer la diète et soulager une partie de mes symptômes.

En après-midi, je suis allée faire une première épicerie « sans gluten/fodmap » et au souper, j’ai pu manger sans fodmap. Je me fie surtout au carton qui vient dans le livre de cuisine santé et à l’application de la Monash University. Mon souper: du poulet grillé, des brocolis et des carottes crues et du riz blanc. En fin de soirée, je sentais déjà une différence dans mon ventre.

Samedi matin, j’ai mangé des cheerios sans gluten et du lait sans lactose. Je me sentais bien. Au dîner, même chose que la veille. Tout va bien. J’ai eu 3 selles liquides mais pas de douleur.En soirée, j’ai mangé des pataes pilées, des chops de porc et des brocolis vapeur. En soirée, les nausées ont repris et j’avais juste envie de dormir. Comme j’avais bu un V8, j’ai supposé qu’il était le coupable.

Dimanche, j’allais en visite. Je me suis amenée le restant de la veille. Le matin, j’étais en plein forme. Je suis allée chez Avril acheter des pains sans gluten et j’ai trouvé des biscuits kinnikinnick sans gluten/noix/lactose. Malheureusement, toutes les sauces en poudre etc contiennent des épices/ail/oignons. Donc je vais devoir trouver mes propres recettes. Au dîner, je mange mon restant. Et rapidement, les nausées reviennent. Je suppose donc que le 1/2 tasse de brocoli autorisé c’est pour la journée et non par repas.

En dehors de ça, tout va bien. Je n’ai pas remangé de brocoli depuis et je n’ai pas eu de nausées. Je me suis mise à la recherche de nouvelles recettes à essayer et j’ai fait une liste d’épicerie. Je vais m’amuser à essayer tout ça et je vous reviens!

Visite chez le gastro: enfin des pistes

La dernière fois que j’avais vu mon médecin, il n’avait pas semblé me prendre au sérieux. J’étais resorti déçue et triste de me sentir à nouveau seule avec ma douleur et mes nombreux symptômes. J’avais repris rendez-vous avec la nutritionniste qui, de son côté, voulait bien m’aider, mais sans tests, sans pistes plus concrètets, ne savait plus vers où aller. J’avais entrepris la diète sans fodmap mais seule et sans aide, je me suis vite sentie dépassée. En plus, dans les mêmes temps, on a hébergé un couple d’amis pour 6 mois. Je me retrouvais à faire 2 ou 3 soupers différents chaque soir après ma journée de travail et rapidement, j’ai laissé tomber la diète sans fodmap par manque de temps et d’informations.

Cette semaine, j’ai finalement revu le gastro-entérologue. Ayant identifié quelques coupables et voulant lui prouver que tout ça, c’est pas dans ma tête, j’ai fait exprès de manger des aliments qui me donnent mal au ventre, des ballonnements, de la diarrhée et des vomissements. (Produits laitiers, légumes gazogènes, oignons…) La journée même de mon rendez-vous, j’ai mangé une tasse de petits pois et maïs. Je les ai vomi dans les 10 minutes suivantes, je pensais que mon ventre ne gonflerait pas mais il a bien enflé avant mon rendez-vous. Et ça a eu l’effet désiré. Le médecin a pris son temps, m’a examiné et questionné et en est venu à 2 pistes. Soit ce sont des intolérances multiples, soit une maladie inflammatoire de l’intestin.

Il m’a prescrit une analyse de selles. Un test relativement récent. S’il y a de l’inflammation dans mes intestins, ce sera visible dans mes selles. Si le test est positif, je passerai ensuite une colonoscopie. Pour les intolérances alimentaires, il m’a suggéré de faire la diète sans fodmap. Mais cette fois-ci, accompagnée de ma nutritionniste. J’ai donc rendez-vous avec elle le 4 avril.

Le sans fodmap, ça signifie aussi le retour du sans gluten. Mais cette fois pas en version strict. C’est à dire que je peux manger des traces, partager le pot de mayo avec mon conjoint et que je n’ai pas à acheter un nouveau toaster. Mais aussi, plus de pâtes dans mes lunchs, manger des bagels raides et du pain toasté… Avec mon allergie aux noix, les choix de resto sont limités, mais quand on ajoute la restriction du gluten, des produits laitiers et des fodmaps, ça complique encore plus les sorties.

Je me sens un peu dépassée mais j’ai la chance d’avoir un conjoint compréhensif et qui me soutient de son mieux. Il se casse la tête pour que mes repas soient appétissants tout en respectant toutes ces conditions. Malgré tout, je suis aussi encouragée parce qu’on essaie quelque chose et que cette fois-ci, je suis accompagnée du médecin et de la nutritionniste. Je n’ai plus l’impression d’aller à la pêche. Et cette fois-ci, je vais m’efforcer de vous tenir au courant pour vrai!

Reprise du régime: mes impressions

Depuis deux semaines j’ai repris le régime sans gluten. Je suis toujours en attente des résultats de la biopsie ET de la prise de sang.

Les premiers jours, j’étais contente de m’y remettre, je me sentais tellement mieux physiquement. Mon ventre désenflait, je n’avais plus la nausée, ni de ballonnements, et mes passages à la salle de bain redevenait normaux. Par contre, je ne me rappelais pas que c’était si contraignant au début.

Avant le challenge, c’était devenu ma normalité. Et je vivais chez moi la semaine, chez mon chum le week-end, donc c’était quand même simple. Mais maintenant, j’habite chez lui à temps plein. Et même si lui me dit et répète constamment que ça ne le dérange pas, je trouve ça compliqué. Surtout quand on doit manger rapidement ou en chemin.

Ce week-end, nous allions à Gatineau pour l’Halloween et nous dormions dans sa famille. On est arrêté à l’épicerie en chemin et j’ai acheté 2 repas congelés et une boîte de céréales. Ça m’a permis de manger chez eux sans leur imposer mes allergies. Ils ont posé beaucoup de questions pour pouvoir cuisiner pour moi la prochaine fois.

À la maison, on s’organise doucement. J’ai ma tablette dans le garde-manger. Et ans le frigo, mes pots sont identifiés sans gluten. Mon amoureux sait qu’il doit utiliser ceux-là s’il cuisine pour moi. Au besoin, il me questionne. Il est très attentif. Mais j’avoue que ça me manque de pouvoir prendre la ligne et « caller » une pizza quand on a pas envie de cuisiner.

Jeudi dernier, on devait se rendre à Montréal pour la journée. Les choix pour manger en chemin étaient restreints. Surtout qu’ayant travaillé chez St-Hubert, mon chum en a fait une overdose… On a fini au McDo où j’ai expliqué de long en large mes allergies à la caissière. J’ai mangé une salade pré-emballé avec de la vinaigrette balsamique. (Je n’ai eu aucun symptôme ensuite)

Parcontre, depuis 3 jours, mon appétit a beaucoup diminué, j’ai la nausée après chaque repas, et depuis dimanche, mes selles sont liquides. J’ai bu un ceasar samedi soir, la vodka est supposée être sans gluten, le clamato aussi et le rimmer venait d’épicure. En principe, tout devrait être safe, alors je ne sais pas d’où ça peut venir. J’ai vraiment hâte d’avoir mes résultats pour mettre de l’ordre dans tout ça. Je me demande si ce n’est pas juste mon corps qui doit se réhabituer au régime sans gluten après 6 mois de challenge… C’est triste de manger quand ça nous rend malade…

Donc voici où j’en suis après deux semaines, et désolée si mon post est un peu décousu, ma tête l’est aussi!

Gastroscopie et biopsie: mon rapport!

Voilà, c’est fait. Et pour une fois, je peux dire que tout s’est bien déroulé. Comme convenu, je vous raconte.

Mardi matin, je me suis levée, et je devais être à jeun. J’ai donc évité de boire et de manger. Mon rendez-vous était à 10h45, au CLSC de ma région. La secrétaire m’avait demandé d’arriver 30 minutes d’avance, donc 10h15. Je suis arrivée vers 10h, et on m’a dirigé à l’accueil. J’ai signé les consentements et renouvelé ma carte d’hôpital. Ensuite, je suis passée dans une seconde salle d’attente.

On m’avait remis mon dossier à mettre dans un pigeonnier que je n’ai pas trouvé du premier coup. En le cherchant, je suis entrée dans la salle de réveil par erreur. Voir les lits et les machines m’a un peu troublé sur le moment, mais tout le monde avait l’air en forme et ça m’a finalement rassurée.

Je me suis assise avec ma mère dans la salle d’attente. Ma mère devait m’accompagner parce que mon gastro-entérologue fait les gastroscopies sous sédatif et c’est interdit de conduire pour les 24 heures suivante. Environ 10 minutes plus tard, on est venu me chercher. L’infirmière nous a expliqué qu’il y avait environ 10 minutes de préparation (prise de tention, installation du soluté…), 20 minutes de test et un 30 minutes pour le réveil. Ma mère pouvait donc quitter et revenir une heure plus tard.

Je suis passée dans la salle de réveil où j’ai enfilé une jaquette et je me suis allongée. Moins de 5 minutes plus tard, une infirmière est venue poser mon soluté. Normalement, c’est l’enfer, mes veines sont invisibles et ça me rendait très nerveuse puisque la semaine d’avant, lors de ma prise de sang pour les anticorps, ils ont dû la faire sur ma main, mais finalement, elle a réussi du premier coup. Ensuite une deuxième infirmière est venue m’expliquer la procédure. On allait geler ma gorge, injecter le calmant dans mon soluté puis je devrais avaler la caméra et ensuite, relaxer le temps que le médecin se rende aux intestins et prenne ses échantillons.

Peu après, j’ai été transféré dans la salle où la gastroscopie se ferait. Mon médecin est venu me voir, prendre de mes nouvelles, il m’a questionné sur mon challenge et m’a examiné un peu. Il était surpris de voir comment j’avais gonflé beaucoup mais surtout de la prise de poids durant le challenge. J’ai pris environ 30 livres. Puis il m’a gelé la gorge. Déjà, juste en introduisant le bâton dans ma gorge pour permettre au spray de se rendre, mon gag reflex était fort. Ils ont alors décidé de me donner un peu plus de calmant. Pendant que ma gorge gelait, j’avais l’impression qu’elle serrait. C’est normal. C’est le moment le plus difficile selon moi. Je dois combattre la panique. Mais l’infirmière était vraiment gentille. Je lui avais dit que c’est ce qui me fait le plus peur, j’ai l’impression de mal respirer, alors elle est restée près de moi.

Puis le médecin lui a demandé d’injecter le calmant. Normalement, j’aurais dû être consciente durant l’intervention, mais aussitôt qu’elle l’a injecté, je me suis « endormie ». Je n’ai eu conscience de rien. J’ai repris conscience alors qu’on retirait la caméra de ma gorge. J’ai demandé si c’était terminé, on m’a dit que oui et je me suis rendormie. Je me suis réveillée dans la salle de réveil quand la machine à pression a gonflé autour de mon bras. Pendant les 30 minutes suivantes, j’ai dormi et je me réveillais seulement quand la machine vérifiait ma pression.

Finalement, quand j’ai été complètement réveillée, l’infirmière est venue me voir. Elle m’a dit que tout allait bien, et que le médecin viendrait me voir pour autoriser mon départ. Quelques minutes plus tard, il est venu me dire que mes échantillons avaient été pris, et qu’il me contacterait vers Noël avec les résultats et de revenir le voir en janvier. Il m’a aussi demandé d’essayer de perdre du poids d’ici là, mais c’était déjà prévu. Il a aussi ajouté que je dois reprendre le régime sans gluten strict en attendant les résultats. C’était aussi mon intention.

Pour le reste de la journée, je me suis sentie fatiguée et la gorge irritée mais rien de très achalant. Depuis, je mange sans gluten et mon ventre a désenflé. Je me sens moins ballonnée aussi et mes selles sont redevenues normales. Ça fait beaucoup de bien. J’ai plus d’énergie aussi. J’attends les résultats avec impatience mais coeliaque ou non, je suis pas mal convaincue d’être intolérante au gluten!

Challenge au gluten: 1 mois

Je n’écris pas beaucoup en ce moment. Je ne teste pas de nouveaux produits ni de resto. En fait, vu le challenge, j’en profite pour manger de nouvelles choses et aller dans les restos qui sont tout sauf gluten-friendly. Ça, c’est le bon côté. Parlons maintenant du mauvais côté.

J’ai vu mon médecin de famille la semaine dernière, et il m’a redemandé au moins 3 fois si j’étais vraiment certaine de ne pas être enceinte. Ça vous donne une idée de l’apparence que je présente en ce moment. Et pas juste le ventre rond, mais aussi le dos qui creuse. Le soir, il m’arrive souvent de devoir soutenir mon ventre quand je marche.

Vu mes nouvelles rondeurs, mes vêtements sont trop petits. Le matin, ils attachent de justesse, et en soirée soit je détache mon pantalon, soit je mets mon pyjama.

Niveau digestif, j’ai du reflux presque constamment accompagnée d’une toux sifflante et d’essoufflement. L’acide remonte dans ma gorge et irrite mes bronches. Je garde une pompe de ventolin près de mon lit pour la nuit. Les symptômes sont pires en soirée. J’ai aussi des brûlements d’estomac en soirée. Mon sac magique m’accompagne partout.

Sur ce blog, on dit les vrais choses: je visite fréquemment la salle de bain. Je passe de selles liquides à très dure. Et j’me tape la honte au boulot quand je dois courir à la salle de bain. Ou encore lorsque je suis dans un endroit public. Il y a deux semaines, j’étais en voiture avec mon copain, j’ai dû lui demander d’arrêter dans un Tim Hortons. Et bon, orgueilleuse que je suis, j’ai attendu que tout le monde sorte de la salle de bain pour « dropper ma bombe ». C’est ça, réagir au gluten…

Parce que la maladie coeliaque/intolérance au gluten, ça nous affecte physiquement mais aussi mentalement. En ce moment, ça affecte mon image de moi, parce qu’on s’entend qu’avoir l’air enceinte sans l’être, c’est pas ce dont on rêve. La majeure partie de mon entourage me soutient et se montre compréhensif. On est en été, on a envie de s’habiller léger, le temps de la plage arrive. Je peux pas dire que je saute de joie à l’idée de me mettre en maillot de bain…

En résumé, un mois après le début du challenge, je profite bien du plaisir de goûter à tout ce qui me sera bientôt interdit, mais je paie pour ensuite. Les symptômes sont revenus en force et je commence à avoir vraiment hâte d’en avoir fini. Autant pour la douleur que pour retrouver mon tour de taille normal…