Menu sans gluten chez Cora

Certains se souviennent peut-être qu’il y a quelques mois, j’avais eu une belle expérience dans un restaurant Cora? D’autres auront entendu parler de leur nouveau menu sans gluten. Si vous allez faire un tour sur leur site, vous y verrez cet avertissement que ce menu n’est pas adéquat pour les personnes coeliaques ou présentant une intolérance sévère. Et cette fois-ci, ce n’est pas seulement pour se « backer ».

Ce midi, j’ai été y faire un tour avec une amie. On a toujours aimé les restos déjeuners et ça me manque depuis que le gluten est bannie de mon alimentation. Comme j’y étais déjà allée sans problème avant qu’ils instaurent leur menu sans gluten, j’y allais avec une certaine confiance.

J’ai choisi la crêpe au jambon-fromage, servie avec des patates et des fèves au lard, luxe rare, n’en ayant pas trouvé sans gluten. (je sais que les « à table » le sont, mais je ne les ai jamais vu!) Le repas était délicieux, j’ai très bien mangé. Je préfère ne pas m’attarder sur le service, mais disons que c’était lent.

En sortant du resto, je me sentais bien. Pas de douleur mais très très soif. Une heure plus tard, j’avais le ventre qui ‘débordait’ par-dessus ma ceinture que j’ai fini par détacher. Je suis allée prendre un bain chaud, et en sortant, j’avais l’air enceinte de 6 mois, un léger mal de tête et des brulements d’estomac. En 4 heures, j’ai bu 2 litres d’eau.

Je suis sincèrement déçue. Bien qu’ils indiquent que le menu ne convient pas aux coeliaques/intolérants, je me demande à quoi il sert. J’ai cru que c’était encore une petite phrase pour se protéger tel que les  » peut contenir… ». Si le menu ne convient pas aux coeliaques et intolérants, c’est donc qu’il a été conçu pour ceux qui n’ont pas besoin de suivre le régime… donc pour suivre la mode. La mode du « je mange sans gluten pour faire comme les vedettes », ou « pour maigrir », ou encore « parce que c’est santé ». Malheureusement, ce ne sont que des illusions. Le régime sans gluten, ce n’est pas un régime minceur, ni une garantie de santé. Au contraire, plusieurs aliments transformés sans gluten sont plein de gras ou de sucre pour améliorer le goût ou la texture. Le RSG, c’est un régime « médicament ». Le seul moyen de contrôler ( et non soigner), la maladie coeliaque.

Et donc, ce qui me déçoit dans tout ça, c’est que pendant un moment, on a l’illusion qu’on pourra peut-être avoir un nouvel endroit où sortir, (la liste est courte), mais finalement, c’est juste un endroit de plus qui encourage la mode du sans gluten, et fait passer les « vrais » sans gluten pour des capricieux et banalise les dangers de la contamination croisée… Sorry Cora, mais on ne se reverra pas.

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Clinique allergie asthme de Montréal

En août dernier, je vous mentionnais avoir refait les tests sanguins pour évaluer le niveau de mon allergie aux noisettes. Quelques jours plus tard, j’avais su que le niveau avait baissé de 2,35 à 0,50. N’ayant plus d’allergologue, j’avais demandé conseil à l’AQAA (ils ont une ligne d’infos!) qui m’avait dirigé vers la CAAM. Probablement un des meilleurs conseils que j’aie reçu concernant mes allergies! Tellement que je ne peux m’empêcher de vous raconter mon expérience!

Tout d’abord, la prise de rendez-vous est simple et efficace. Pour le premier rendez-vous, on prend une photo de notre référence et on se rend sur leur site dans la section « prendre un rendez-vous ». On joint la photo de la référence, on remplit le petit formulaire et on reçoit rapidement un appel pour nous donner un rendez-vous. Dans mon cas, ce fut le lendemain.

Une semaine avant mon rendez-vous, ils m’ont appelé pour confirmer. J’ai aussi reçu un courriel de confirmation avec un rappel de ce que je devais amener et de la préparation nécessaire.

Un détail, mais bon, j’ai envie de le mentionner, le hall d’entrée est magnifique. Un couloir large, propre, avec une très belle déco. La clinique aussi est belle, mais le décor s’adresse surtout aux enfants. La salle d’attente est calme. On a pas le droit d’y manger par sécurité puisque la clientèle est majoritairement allergique. Les secrétaires sont souriantes et polies.

Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais j’ai passé à l’heure. L’allergologue qui m’a rencontré m’a posé plusieurs questions sur mon historique compliquées. Comme mon allergie aux noix a été découverte au même moment que mes chutes de pression (carence en sodium) et mon reflux gastrique, on ne sait pas si j’ai présentée des symptômes quand j’ai mangé des noisettes. (nutella!) Ensuite, elle m’a examinée, et on a déterminée ensemble ce qui allait être testée. Étant donnée que j’ai eu des épisodes de vomissements après avoir mangé du saumon, et que c’est une réaction qui peut signaler une allergie, on l’a testé, ainsi que toutes les noix. Elle m’a ensuite dirigée vers une seconde salle d’attente, mais je n’ai pas eu le temps de m’y rendre, l’infirmière m’a appelée avant!

Lorsque je suis entrée dans son bureau, elle s’est rapidement aperçue que j’étais nerveuse. Elle a pris le temps de m’expliquer la procédure et qu’il n’y a pas de danger puisque les allergènes n’entrent pas dans le système. J’ai beau le savoir, j’ai toujours un malaise lorsqu’on parle d’allergie alimentaire. Je l’ai trouvé très douce, autant dans sa manière de parler que dans ses gestes. Un détail que j’ai remarqué, chaque allergène avait son « aiguille » différente. Lors de mes tests précédents, l’infirmière avait mis les gouttes sur ma peau et piqué avec la même. Ça m’avait semblé bizarre, et donc, j’ai bien aimé cette façon de faire. Et contrairement aux dernières fois, j’avais le droit de bouger ensuite. Ce que je trouve plus agréable et surtout lorsque ce sont de jeunes enfants qui sont testés. Il y a quelques mois, j’avais été testé dans un endroit où on avait mis les noix directement sur le bras d’un petit de 14-16 mois, et on avait demandé au pauvre père de l’empêcher de bouger pour 15 minutes! Je suis ensuite retournée dans la salle d’attente.

Cinq minutes plus tard, l’infirmière est venue me demander si j’allais bien. Pas pour voir mon bras, mais bien pour voir si ma nervosité s’était calmée. J’ai apprécié ce côté humain. Une dizaine de minutes plus tard, elle est venue voir mon bras et me signaler qu’il me restait un cinq minutes d’attente. Puis, je suis retournée dans son bureau. Elle a examiné les réactions, et sortie une règle pour les mesurer. La plupart était clairement négative, dont cette de l’extrait de noisette. Les deux seules qui pouvaient être positives étaient les pistaches et la noisette fraîche (en liquide, pas de noix hachées directement mise sur la peau!) Elle a mesuré, tâtée et comme elle hésitait toujours, elle est allée chercher l’allergologue qui est arrivée en quelques secondes. Elles se sont mises à deux, une étirant la peau, l’autre mesurant la papule. (le petit renflement) Elles m’ont expliquées qu’une différence d’un millimètre peut déterminer s’il s’agit d’un « vrai positif » ou un .faux positif ». Dans mon cas, c’était deux faux. Retour en salle d’attente.

En moins de cinq minutes, je revois l’allergologue. Elle m’explique donc que, compte tenu du fait que ma prise de sang du mois d’août montre encore une réaction faible, mais que ma peau montre des négatifs, j’ai deux options. Soit, aller faire une challenge oral en hôpital avec elle, où attendre un an et refaire les tests de sang + prick tests, et faire le challenge à ce moment-là. Elle suppose que ma prise de sang sera alors négative. (en bas de 0.30) Le challenge, ou test de provocation oral, dure environ 3 heures. On se rend à l’hôpital avec les aliments à tester, noisettes dans mon cas. On installe une intraveineuse pour être prêt en cas de réaction. La première dose est d’un-huitième de noisette, et si tout va bien, on augmente. Je ne me souviens plus au combien de temps, mais la dernière dose et de 7 ou 8 noisettes.

Elle m’a suggéré d’attendre si je suis encore nerveuse à l’idée d’en manger. Elle m’a expliquée que si on a trop peur, on risque de provoquer des symptômes et de fausser le résultat. Il y a un an, j’avais tellement peur de manger suite à mon diagnostic que j’ai dû prendre des anxiolytiques. Comme les noix, on peut facilement vivre sans, contrairement au lait par exemple, c’est ce que je pense faire pour le moment. Malgré tout, elle m’a laissé les infos. Si je décide dans 6 mois que je suis prête à faire la provocation, je peux appeler et avoir le rendez-vous en 3 mois environ.

Personnellement, j’ai adoré cette clinique, et son personnel. Je la recommande, surtout pour les jeunes enfants. Les tests sont faits de façon plus agréable et plus humaine. L’infirmière et l’allergologue que j’ai vu étaient calmes, et à l’écoute. J’ai beau être une adulte, le sujet des allergies reste sensible pour moi, et je me suis sentie respectée à chaque moment de ma visite. Je vous tiendrai au courant de la suite!

Sans gluten – Faites un don pour aider à maintenir le site en ligne

Nous sommes plusieurs à compter sur ce site pour nous tenir informé. Si vos moyens vous le permettent, faites un don pour le maintenir en vie et surtout, l’aider à continuer!

Sans gluten – Faites un don pour aider à maintenir le site en ligne.

Pour ceux qui ne connaissant pas ce site, je vous conseille d’aller y faire un tour. Les ressources y sont nombreuses. J’y vais surtout pour la liste qui est fréquemment mise à jour, mais on y trouve aussi des infos sur la maladie coeliaque, des recettes, une liste des aliments permis ou à éviter, ainsi qu’une section d’informations sur les restaurants.

Diagnostiqué en 2009, Sylvain Guimond a passé lui aussi par l’étape  » qu’est-ce que je fais maintenant » et fait de nombreuses recherches pour apprendre à connaître la maladie. C’est ainsi qu’il s’est donné pour mission de faciliter la vie d’autres coeliaques. Chacun à notre façon, nous faisons de notre mieux pour soutenir et informer la communauté sans gluten.

Un de projets de Sylvain Guimond est de créer une application mobile pour faciliter l’épicerie et la recherche d’un restaurant. Je trouve ce projet plus qu’intéressant, et c’est pourquoi je vous encourage à donner!

Merci à l’avance, de la part de toute la communauté coeliaque et allergique!

L’Auberge du Dragon Rouge

Je pense que je n’ai jamais eu aussi hâte d’écrire un post. Je savais depuis environ le mois d’août que j’irai souper au Dragon Rouge et j’étais vraiment excitée à l’idée de vous en parler.

Je connais ce resto médiéval depuis plusieurs années et j’y suis allée plusieurs fois avant que le « Big Bad Gluten » fasse partie de mon quotidien. Ou plutôt, n’en fasse plus partie. J’ai toujours adoré manger là et je ne pensais pas y retourner. Un ami qui y va régulièrement a remarqué il y a quelques mois une note dans le menu disant que la plupart des repas sont maintenant sans gluten et sans allergène et qu’ils peuvent accommoder plusieurs allergies alimentaires. Quand mon grand frère a organisé son banquet annuel, j’ai appelé l’auberge pour m’informer.

J’ai ainsi appris que le propriétaire est coeliaque et a vécu de mauvaises expériences dans d’autres restos, il ne veut pas que des gens vivent la même chose dans le sien. Ses employés sont donc tous formé pour connaître la maladie coeliaque, les sources de gluten, comment éviter la contamination croisée, etc. En cuisine, des précautions sont prises pour éviter les contacts, jusque dans leur façon de storer les aliments. Cet appel, qui normalement dure seulement quelques minutes a finalement durée environ 30 minutes. J’ai eu tellement de plaisir à discuter avec l’homme qui m’expliquait tout ce qu’ils font pour permettre à des gens vivants avec toutes sortes de restrictions alimentaires de manger safe dans leur resto. Il m’a raconté des anecdotes, et je lui ai parlé de mon blog et du review que je ferais de ma soirée. J’ai raccroché le coeur léger et surtout, très enthousiaste à l’idée de cette sortie. Plutôt l’inverse de d’habitude. Il a pris en note la date du banquet et mes allergies, m’a dit d’avertir mon frère de les répéter lors de la réservation et d’aller me présenter à mon arrivée.

Donc, hier soir, après avoir salué mon frère, je suis allée voir Hector, notre serveur/animateur, pour me présenter. J’ai à peine eu le temps de mentionner que c’est moi qui ai des allergies qu’il me les a listé. Ça commençait donc très bien. Je lui ai dit de ne pas se gêner à revenir me voir s’il avait des questions ou hésitations, je préfère répéter que d’être malade ou faire une réaction. Un peu plus tard, Hector présentait les choix de menu, comme c’était un banquet, on ne pouvait choisir dans tout le menu. Quand il est arrivé à parler du pain, il m’a cherché des yeux, m’a pointé et crié: » Toé, mange pas ça, tu vas MOURIR! ». Avec une expression faciale tellement comique! J’ai rit. Et je le dis souvent, mieux vaut en rire. Un peu plus tard, il parle d’un repas mijoté dans la bière, même scénario. Mon amie et moi, on a trouvé ça tordant. Puis, quand est venu le moment de commander, il vient vers moi et me dit: » Loin de moi l’idée d’influencer ton choix mais je te suggère le duo de plumes.  » C’était le seul qui ne contenant pas de gluten, ou un risque de contamination, c’était aussi celui qui m’aurait tenté même sans allergie. Comme il y avait un léger risque avec le potage, j’ai eu droit à une « petite verdure » Et en dessert, une salade de fruits. J’ai pris une photo de la verdure, et du dessert, mais je m’excuse, j’ai complètement oublié de photographier mon repas.

Après l’introduction amusante, nous avons eu droit à de l’animation. Un conteur, et un ménestrel. L’animation était plus que réussie, on a énormément rit. Puis l’entrée est arrivée. J’ai vu mon assiette de salade arrivée d’en bas et venir directement à moi, alors que les autres assiettes étaient placées sur des tables derrière nous et servie ensuite. Tout ce qui était préparé pour moi passait directement de la cuisine à moi pour éviter les contaminations possibles. Et sans exagération, c’est définitivement la meilleure salade que j’aie mangé de ma vie. Leur vinaigrette est à tomber. Sucré avec une petite touche bbq… Difficile à décrire mais tellement bon. Voici ma « petite verdure ». Petite oui…

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Juste la salade à elle seule valait le déplacement…

Après l’entrée, nous avons chanté, écouté des histoires, rit en masse et finalement, le repas principal est arrivé. J’avais choisi le duo de plume, une cuisse de pintade et une cuisse de canard confite. Servis avec un riz au curry et des betteraves jaunes. Les betteraves jaunes, ça goûte les rouges en plus doux. C’est bon. Et je suis surprise mais j’ai aimé le riz au curry. Et ma viande était délicieuse. La portion immense, je n’ai pas pu terminé la plus grosse des deux cuisses, le canard je suppose. Je suis désolée de ne pas avoir de photos à vous montrer.

Après encore de l’animation, des histoires et même une danse ridicule pour humilier le fêté, mon frère, nous avons eu le dessert. Les non-allergiques avaient une marquise au chocolat. J’ai eu une bonne et belle salade de fruits. Et oui, malgré l’intolérance au fructose, je l’ai savouré. En sortie, je me gâte, et j’adore les fruits. J’avais même une cerise de terre sur le dessus! C’était une salade de fruits très chic! Avec le dessert, nous avions droit à du café ou du thé. Le sucre est servi en cube dans des bols sur la table. Le risque de contamination étant grand, j’ai demandé à Agnès, la serveuse, s’il était possible d’en avoir qui n’aurait pas été en contact avec autre chose. Elle est donc partie voir et revenu un instant plus tard avec un petit bol de sucre juste pour moi, servie avec le sourire en plus. C’est agréable de ne pas se faire regarder comme si on est capricieux! Un aperçu de mon succulent dessert et café digne du paradis:

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Un bol de café bien chaud, une jolie salade de fruits, que demander de plus?

Après une aussi belle soirée, j’ai vraiment envie d’y retourner. Je pense les appeler pour savoir quels autres choix j’ai dans le menu. C’est certain que si je peux manger leurs « pétaques », j’irai y faire un autre tour avant le prochain banquet! Je vous encourage fortement à y aller, autant pour l’expérience médiéval, l’animation toujours drôle mais aussi pour un service impeccable et un très grand respect au niveau des allergies. Merci à toute l’équipe du Dragon Rouge qui m’a permis de passer une bien belle soirée où la nourriture a été une source de plaisir plutôt que d’inquiétude!

Tests de goût en vrac!

À la demande d’Eric, fidèle lecteur, voici un petit retour sur mes achats chez Costco, mais avant tout, une bonne nouvelle. J’ai passé une nouvelle prise de sang pour voir l’évolution de mon allergie aux noisettes. Il y a un an, ma cote RAST était de 2.23, elle est maintenant à 0.50. À 0.35, l’allergie est inexistante/ indétectable. Je n’ai plus d’allergologue présentement, le mien ayant pris sa retraite, mais dès le retour de vacances de mon médecin, il me réfèrera à la clinique d’allergie et d’asthme de montréal. (caam)

Et maintenant, voici mon opinion sur les produits achetés chez Costco. Sur la photo, vous pouviez voir une pizza, une sauce BBQ, des pepperonis, du kolbassa, des viandes froides et des saucisses.

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La sauce BBQ The Keg est excellente. Je l’ai utilisé sur de la viande, et aussi, mêlé dans de la viande haché pour un hamburger. Dans les deux cas, c’était très bon.

Les pepperonis, faits de dinde, sont aussi délicieux. Par contre, le sac est gros, et j’aurais dû en congeler une partie puisque j’ai dû en jeter 2 ou 3 qui avait changés de couleur. Un bâton, c’est 50 calories, alors j’en mangeais parfois un comme collation ou pour accompagner une salade. Je pense en acheter de nouveau pour les essayer dans une sauce tomates. Et même si c’est de la dinde, ça a le même goût que ceux que je mangeais enfant!

Le jambon kolbassa aussi est bon. En fait, tout l’est. Je l’ai mangé avec des salades. Et ça s’amène bien dans un lunch froid, pour un pique-nique. Le goût est très doux, contrairement aux pepperonis. Et ils se conservent plus longtemps.

Les viandes froids, rien à dire. Ce sont des piller’s et elles goûtent comme pas mal n’importe quel… 😉 Mais c’est génial à avoir sans gluten. Dans un bagel avec de la moutarde, ça fait une sandwich délicieuse quand on est pressé ou pas envie de cuisiner. Si on a les pochettes à toaster, on peut même amener tout ça et se faire un sandwich au boulot!

Les saucisses, je les mangeais avant d’être coeliaque et je les adorais déjà. Elles sont croustillantes et juteuses. Et se chauffent bien au micro-onde. Je les recommande, j’ai été plus qu’heureuse de découvrir qu’elles sont sans gluten. Le goût est doux, comme le kolbassa.

Et finalement, le meilleur pour la fin. La pizza. J’ai un blanc sur la marque. Sabattaso’s ou quelque chose comme ça. Il y a 2 pizza dans l’emballage. Elles sont au fromage et la croûte est mince. Si on en a envie, on peut ajouter des légumes ou d’autres ingrédients. Elles se chauffent une douzaine de minutes ou four et on obtient une croûte mince et croustillantes. Mais surtout, le goût est vraiment vraiment très bon. Deux de mes amis l’ont goûté et l’ont trouvé bonne. Pas seulement bonne pour du sans gluten, juste bonne tout court. J’ai hâte de retourner chez Costco pour en acheter encore et encore… De tous mes achats, définitivement le meilleur. Et en plus, elle se réchauffe bien le lendemain. J’en ai amené dans mon lunch et elle était aussi bonne. Je l’emballe dans du papier d’aluminium et la passe au four une dizaine de minutes.

Allez faire un tour chez Costco, vous y ferez sûrement de belles trouvailles!

En visite sans gluten!

Ça y est, je suis enfin en vacances, et ça fait du bien. Malheureusement, mes vacances commencent sur une contamination croisée… Samedi matin, je me suis réveillée en courant pour me rendre à la salle de bain. Le retour de ma vieille amie, la diarrhée. Désolée du mot un peu « cru », mais c’est la réalité quand on est coeliaque…

J’avais un bbq de prévu avec des amis et j’ai cru devoir l’annuler. Pendant l’avant-midi, j’ai dû me rendre à plusieurs reprises à la salle de bain en 3e vitesse. J’ai failli appeler quelqu’un pour qu’il m’amène des imodium. Mais finalement, ça a diminué assez pour que je me rende moi-même à la pharmacie et discute avec la pharmacienne. Sa première réaction a été une rage contre les compagnies qui ne sont pas tenues d’indiquer la présence de gluten dans un médicament s’il n’est pas un des ingrédients. Donc la contamination croisée n’est pas indiquée, ce qui complique la chose. Elle m’a donc donné son opinion sincère: » achète cette « patente-là (ses mots exacts!), appelle la compagnie, si y’a un problème, viens me voir, je te l’échange! » Elle m’a aussi dit de boire beaucoup de Gatorade.

De retour chez moi, je fais plusieurs recherches pour finalement découvrir que l’Imodium Advanced est le seul qui peut contenir des traces de gluten. Retour à la pharmacie pour faire un échange. Aussitôt qu’elle m’a vu, la pharmacienne est venue vers moi en me demandant si j’allais bien. Je lui ai expliqué et elle a fait l’échange. J’ai donc pu aller à mon bbq!

Vers 3h, je suis partie, armée de mon Gatorade, et portant un sac rempli de nourriture pour aller à mon premier bbq sans gluten. Pour pouvoir manger avec eux, j’avais préparé ma viande en papillote. Le papier d’aluminium servant à protéger ma nourriture du gluten de celle des autres. J’avais donc fait un filet de porc badigeonné de moutarde de dijon et sauce soya, arrosé d’un peu d’huile d’olive pour pas que ça colle, mis un mélange de fines herbes sur le dessus, de l’ail, et quelques légumes. (20 minutes en tournant souvent!). J’avais aussi amené mes collations. (chips, carottes, yogourt…)

Dès mon arrivée, j’ai lavé mes mains. Puis, on a grignotté en discutant sur le patio. Plus tard, baignade. Puis le mari de mon amie a cuisiné la viande. Je lui ai demandé de laisser ma viande dans le papier d’aluminium. Il doutait un peu du résultat, surtout qu’il ne pouvait pas voir la cuisson, mais l’a fait.

Puis, relavage de main. Une fois la viande prête, j’ai déballé et fait tomber ma viande dans mon assiette pour ne pas qu’elle touche au reste. Mon amie avait fait cuire du riz, dans lequel elle a mis du beurre venant d’un pot neuf pour ne pas qu’il y ait de miettes dedans, et du sel, et poivre en grain. J’ai donc pu manger leur riz. Mon repas était super bon, et j’ai eu beaucoup de plaisir.

Plus tard, ils ont mangé des guimauves sur le feu. Mais je n’ai pas pu les manger. La prochaine fois, j’amènerai les miennes. Ma soirée fut très agréable. Avec un peu de préparation d’avance, j’ai pu manger un repas sur le bbq, sécuritaire, et passer une belle soirée avec des amis.

Le lendemain, j’avais une épluchette de blé d’inde chez ma marraine. Une autre première. Je n’ai pas été manger dans ma famille (sauf mes parents!) depuis que je suis diagnostiquée coeliaque. J’ai eu des occasions, mais je ne me sentais pas prête. Hier, je l’étais, et même heureuse d’y aller. J’avais déjà prévue de manger le reste de mon filet de porc. Et j’attendais de voir comment serait préparé le maïs pour voir si j’en prenais ou pas.

Le matin même, j’ai décidé de préparer un brownie (le mélange de Glutino) pour avoir un dessert, et en même temps, le partager et faire découvrir aux braves goûteurs que sans gluten n’est pas toujours sans plaisir. Ça se prépare rapidement, et c’est bon! Comme glaçage, je fais fondre des pépites de chocolats Enjoy Life sur le dessus.

Une fois de plus, je suis partie avec un grand sac pour amener tout ça, mais ça valait la peine de savoir que je pourrais manger sans crainte et qu’en plus, j’avais quelque chose à partager! Une fois sur place, j’ai rangé tout ça à part des autres pour éviter un contact quelconque. J’avais mis des fridge pack dans mon sac pour ne pas avoir à utiliser le frigidaire commun. Pour le dessert, ma mère a eu l’idée de le cacher dans leur glacière vide.

Je ne vous cache pas que ça a été un peu difficile de voir tout le monde grignotter des oeufs farcis, des trempettes etc, mais je pensais à mon dessert et je savais que j’avais quelque chose de bon qui s’en venait. Comme tout le monde participait à l’épluchage, je n’ai pas osé envoyer tout le monde laver leur main alors je n’en ai pas mangé. J’ai pensé à en rincer un, mais vu la contamination de la veille, je me sentais plus fragile et me suis dit que ce serait risqué. J’aurais aussi pu m’en faire un ou deux au micro-onde, mais encore là, il y avait la problématique du beurre commun. Alors j’ai seulement mangé mon lunch assis un peu à l’écart.

J’ai eu droit à quelques questions, mais rien de déplacé, et surtout, c’était des questions par souci de savoir ce qui m’arrive et sans aucun jugement. Plus tard, quand tout le monde mangeait du dessert, j’ai été sortir le mien et ai été voir tout le monde pour leur en offrir. Ils ont tous acceptés d’y goûter et je les servais moi-même pour que mon plat ne soit pas contaminé. Je n’ai pas voulu le mettre sur la table des desserts. Ils l’ont tous trouvé bon, et étaient même surpris de ne pas voir de différence. Mission accomplie. Ensuite j’ai mangé mon morceau et ai rangé le reste dans la glacière.

Quand ma marraine a servi le café, j’ai vérifié que sa machine n’avait jamais fait autre chose que des cafés pures. Les cafés aromatisés peuvent contenir du gluten et/ ou des allergènes comme des noix. Elle n’en fait jamais alors j’en ai pris. Comme son sucrier se trouvait sur la table des desserts près de muffins aux amandes, j’ai été lui demander si elle avait du sucre ailleur. Elle n’utilise jamais une cuillère ayant servi à autre chose avec, je pouvais en prendre. Elle m’a aussi sorti une cuillère propre.

Bref, tout le monde a bien réagi. J’avoue que j’avais quelques craintes, les gens pensant souvent qu’il s’agit d’une mode, ou qu’on exagère avec des détails. Mais ma famille a bien compris, et m’ont fait un bel accueil. J’ai bien profité de ma journée!

Et vous, comment ça s’est passé dans votre famille élargie après votre diagnostic?

Encore des tests… mais ce sont les derniers!

Pour ceux et celles qui suivent la saga de mon estomac, j’ai enfin passé les derniers tests. Si ceux0là ne démontrent rien, le médecin dit que je n’aurai pas d’autre choix que de vivre avec. C’est ce qu’on appelle une douleur « fonctionnelle ». Par contre, depuis que j’ai diminué le fructose, je vois déjà une grande différence.

Je devais passer deux tests ce jour-là. Une prise de sang pour évaluer mon taux de gastrine, et un test en médecine nucléaire, dans le but de voir comment ma bile s’écoule et si quelque chose la ralentit ou la bloque. Pour les deux tests, je devais être à jeun, mais pour celui de la bile, je devais aussi prendre un repas gras la veille.

Comme je devais être à jeun, et que je suis hypoglycémique, ma mère m’accompagnait. On est arrivé tôt, une chance, je devais refaire ma carte d’hôpital. J’avais rendez-vous pour le test en médecine nucléaire mais pas pour la prise de sang. C’est donc celui-là que je passais en premier.

Le test est simple, on se couche sur une table, et une machine qui ressemble à celle utilisé pour passer des radiographies descend près de nous, mais ne nous touche pas. Ensuite, un technicien injecte un liquide radioactif qui n’a aucun effet secondaire dans une veine. Je n’ai pas des veines très apparentes alors elle a dû injecter dans mon poignet, et elle a réussi du premier coup! Ensuite, c’est le plus difficile, une heure d’attente sans bouger. Mais comme j’étais à jeun et que j’avais mangé gras la veille donc mal dormi, je devais me retenir de m’endormir, ce qui m’aurait fait bouger. Inutile de dire que j’étais heureuse d’en finir… je l’étais moins quand on m’a annoncé quelques minutes plus tard que je devais refaire le test. Il me fallait maintenant manger un repas grand, attendre deux heures et retourner pour une heure dans la machine.

Ma mère et moi, on a eu la même réaction. Qu’est-ce que j’allais trouver de gras, sans gluten, sans noix et sans arachides dans un hôpital? La technicienne a vu nos expressions et nous a demandé pourquoi. Ma mère lui a expliqué ma situation. Elle a réfléchi un moment et nous a suggéré un oeuf et du yogourt.

Avant de manger, je devais passer ma prise de sang. Il y avait un peu d’attente, mais ce ne fut pas trop long. Et l’infirmier était comique. Il m’a aussi expliqué qu’une fois le sans prélevé. Il devait être mis sur la glace et un autre infirmier l’amènerait directement au labo où il serait mis dans une centrifugeuse! Comme je n’étais pas trop rassuré étant donné que lors de mes dernières prises de sang, j’ai failli perdre connaissance après que l’infirmière ait « shaké » l’aiguille dans ma veine, il a blagué tout le long!

On s’est ensuite rendu au café de l’hôpital qu’elle nous a indiqué et j’ai eu un très bon service. La bénévole qui s’occupe de la cuisine m’a proposé de me faire un oeuf au micro-onde dans un bol, et quand on lui a expliqué que je devais manger gras pour un test, elle y a jouté une tranche de fromage. Ma mère m’a aussi pris un café plein de crème. Puis on a trouvé un chips lay’s et une aero. Avec tout ça, j’avais assez de gras. Maintenant, deux heures d’attente. On est retourné au département de médecine nucléaire et on nous a donné une heure de retour.

Pour ne pas payer deux fois le stationnement, on s’est promené dans la boutique de l’hôpital et le petit centre d’achats en face. Puis on est allé voir ce que la cafétéria servait, et on est finalement retourné au café où ma mère a dîné. À l’heure prévue, on est retourné en médecine nucléaire. Après un peu d’attente, c’était mon tour. J’ai demandé si ma mère pouvait venir et ils ont accepté. Le technicien, en voyant mes veines, a rappelé la technicienne du matin, et c’est elle qui m’a fait mon injection, puis il m’a mis une couverture sur les jambes. Il a approché une chaise pour ma mère et c’était parti pour une seconde heure. Comme j’avais mangé, je ne m’endormais plus. Et ma mère pouvait me parler un peu, et me dire combien de temps il restait. Une fois terminé, j’ai pu quitter l’hôpital.

J’aurai les résultats de tout ça le 22 août! Mais en attendant, mon RGO va beaucoup mieux depuis que j’évite le fructose!